Boire et manger

Souvenirs d’Afrique à Marseille

Né au Congo, Alexandre Mazzia accumule les distinctions. Rencontre avec le chef du restaurant qui porte ses initiales: AM

A Marseille, sous l’œil bienveillant de Notre-Dame de la Garde, à deux pas du mythique stade Vélodrome et de la légendaire corniche Kennedy, Alexandre Mazzia continue de gravir les échelons de la haute gastronomie française. En l’espace de quelques mois, il a coup sur coup décroché le titre de Cuisinier de l’année 2019 décerné par le GaultMillau et une deuxième étoile au Guide Michelin.

Dans son restaurant de la taille d’un mouchoir de poche, aux accents contemporains, mariant avec minimalisme le bois et le béton, Alexandre Mazzia touille deux carrés de sucre au fond d’un double shot d’expresso. Né au Congo, il a passé ses quinze premières années entre sa capitale, Pointe-Noire, et l’île de Ré. Une douce nostalgie ressurgit au souvenir d’un bar fraîchement pêché par son grand-père et d’un écrasé d’épinards accompagné d’une pâte de cacahuète, le saka saka, une spécialité africaine. «Ma cuisine est maintenant invariablement marquée par ce continent. Accordée avec des éléments de cuisine occidentale, elle permet de surprenantes transversales entre les épices et l’acidité et de fabuleuses juxtapositions de cuisson.»