Du quotidien des athlètes de haut niveau, on sait qu’il est rythmé par les entraînements et ponctué par les compétitions. Mais à quelle heure se lève le hockeyeur et combien de temps travaille chaque semaine le tennisman? Bonnes questions. Le grand public n’en sait trop rien. Et le judoka peinerait à décrire la journée type du basketteur.

Les professionnels des différentes disciplines se rencontrent peu. Quand c’est le cas, ils ont parfois des surprises, à l’instar du skieur Marc Rochat qui s’est acquitté de ses obligations militaires à Macolin, via l’école de recrues réservée aux sportifs d’élite. «Pour moi, ça a été deux étés terribles, se souvient-il. Je m’entraînais sept à huit heures par jour. Les skieurs alpins étaient parmi les plus sollicités. A côté, il y avait d’autres spécialistes de sport d’hiver qui se la coulaient douce le matin et jouaient un peu au beach-volley l’après-midi. Nous n’avons vraiment pas tous le même rythme.»