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50 nuances du noir au blanc selon Mademoiselle L. 
© MAGALI GIRARDIN

Design

Des Suisses 
très à la mode

Ce week-end au Design Days de Renens, le Swiss Fashion Point présente 
25 créateurs helvétiques

La Suisse, on le sait, n’est pas un pays qui cultive une longue tradition vestimentaire. Alors, oui, des écoles (la HEAD à Genève, la Hochschule für Gestaltung und Kunst à Bâle) sont désormais réputées pour former au métier de fashion designer. Reste que les salons consacrés à la mode helvétique se comptent encore sur les doigts d’une main. «Il y a Mode Suisse, mais il est très axé sur la région alémanique», explique Vanessa Hambaryan, l’une des quatre chevilles ouvrières du Swiss Fashion Point dont la 3e édition se déroule depuis vendredi à Renens. Emmenée par les créatrices Anne Glauser, Laurence Imstepf et Barbara Waldesbühl, l’association milite pour cette création qui manque parfois de visibilité. «Alors qu’on assiste à une augmentation flagrante des petites marques sur le marché.»

Swiss Fashion Point a ainsi été invité à occuper une partie des 3000 mètres carrés des anciens ateliers industriels Mayer & Soutter que les Design Days dédient au design suisse. En tout 25 exposants venus de tous les pays y présentent leurs collections. Il y a là des signatures déjà bien rodées (Mademoiselle L, Royal Blush, Laure Paschoud), des marques qui font le buzz (DYL de Jennifer Burdet dont la chanteuse Björk s’est récemment entichée) et de jeunes créateurs qui se lancent. Comme Alexandre Karathanassis, un ancien acheteur dans le prêt-à-porter, qui produit sous le nom d’Alek. Des foulards en soie aux motifs psyché-naturalistes. «Les réseaux sociaux ont tout changé, reprend Vanessa Hambaryan. Aujourd’hui un petit label peut avoir du succès s’il sait profiter d’Instagram et de Facebook pour se faire connaître. Et ainsi être remarqué par les acteurs influents de la blogosphère.»

Pour être sélectionné au Swiss Fashion Point, il faut respecter trois critères: avoir au moins une année d’existence, produire en Suisse et vendre ses pièces «histoire d’éviter d’avoir une exposition de prototypes», continue Vanessa Hambaryan, qui constate le nouvel intérêt pour le vêtement masculin. «La mode intéresse de plus en plus les hommes. Ils sont sensibles au détail, au savoir-faire.» Même si en Suisse, il y a toujours peu de garçons pour les habiller. «Les femmes en revanche s’y mettent. La mode masculine made in Swiss a un vrai potentiel, surtout en ce qui concerne les accessoires et la maroquinerie.»


Swiss Fashion Point, jusqu’au 2 octobre, Design Days, anciens ateliers industriels, Mayer & Soutter, rue de Lausanne 64, Renens.

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