mode egyptienne

Susan Sabet, 50 ans, rédactrice en chef du magazine «Pashion»

La scène de la mode cairote a ses groupes. Les businessmen, impatients de lancer à tout prix une Fashion Week au Caire. Et Susan Sabet, persuadée que l’industrie de la mode égyptienne manque encore de créateurs pour ce type d’événement

La scène de la mode cairote a ses groupes. Les businessmen, impatients de lancer à tout prix une Fashion Week au Caire. Et Susan Sabet, persuadée que l’industrie de la mode égyptienne manque encore de créateurs pour ce type d’événement. La rédactrice en chef du magazine Pashion veille au grain. «J’embarque un groupe de jeunes stylistes égyptiens prometteurs à la Fashion Week de Londres, l’été prochain. C’est très formateur.» Pour promouvoir la nouvelle génération, Susan Sabet organise au mois d’octobre 2011 les premières Cairo Fashion Nights, deux nuits de portes ouvertes dans les boutiques de Zamalek. Née à Vienne, d’une mère autrichienne et d’un père égyptien, Susan Sabet a une connaissance pointue de la mode et du marché. En Autriche, elle collabore avec sa mère, styliste d’habits pour enfants. Et cumule en parallèle un travail dans la publicité.

A 21 ans, elle retourne au Caire et pige pour la rubrique lifestyle d’un petit magazine égyptien. «C’était en 2004, il n’y avait pas une seule publication de mode décente en Egypte.» A la tête de Pashion, elle ambitionne d’en faire un magazine de niche de renommée internationale pour une clientèle avisée dans le monde arabe. Pashion est distribué librement dans le Moyen-Orient, sauf en Arabie saoudite, où Susan Sabet a recours à la vente à domicile pour ne pas devoir couvrir l’ensemble de ses modèles en photo. En Egypte, les affaires se compliquent en 2009 avec la crise financière. «Les annonceurs publicitaires se font plus rares.» En parallèle, le gouvernement égyptien a banni les publicités pour l’alcool il y a trois ans dans tous les médias égyptiens . «Heureusement, nous n’avons pas de problème avec la censure des images. Ça peut changer.»

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