Pendant longtemps, les tendances de mode apparaissaient dans la rue ou pendant les défilés. Il faut aujourd’hui compter avec les réseaux sociaux, où la génération Z (les personnes nées en 1997 et 2010) donne vie à d’étranges esthétiques évoluant en marge du mainstream. L’une des plus inattendues? Le goblincore, comme son nom l’indique, s’inspire de la légendaire créature et célèbre les éléments naturels, non altérés par la main de l’homme et pas forcément considérés comme «beaux» jusque-là. Les gobelins 2.0 ne jurent que par les couleurs boue ou mousse de forêt, arborent des tricots oversize et des pantalons en velours côtelé. Leur vestiaire est peuplé de motifs d’escargots, de champignons, de crapauds, de vers de terre ou de crânes d’animaux. Ils ont le cheveu ébouriffé, souvent coloré, et l’œil charbonneux. Cerise sur le croquemitaine, des oreilles d’elfe, qu’ils se greffent aux tempes à coup de filtres virtuels.