Un jour, une idée

Un Brin Sauvage

De la cueillette des plantes au conditionnement des cosmétiques, Un Brin Sauvage est une ligne fabriquée à Genève par une amoureuse de la nature

Sarriette de montagne, serpolet, achillée millefeuille, la campagne regorge de trésors végétaux pour qui sait les reconnaître et les utiliser. Elodie Velasco fait partie de ces connaisseurs qui portent un regard émerveillé sur la nature. «Après un master en histoire de l’art et français médiéval, je me suis rendu compte que passer mes journées à rester clouée sur une chaise ne me satisfaisait pas. Je suis donc partie travailler dans des fermes, où j’ai connu une femme qui soignait ses chèvres avec des produits naturels. Un jour, elle m’a demandé d’aller au marché chez son fournisseur d’huiles essentielles et j’ai décidé que je voulais en découvrir plus sur ce métier.»

Piquée par la curiosité, la jeune femme investigue le sujet jusqu’à trouver un distillateur prêt à lui expliquer le b. a.-ba du métier. L’année suivante, en 2014, Elodie part suivre une formation en plantes aromatiques et médicinales au Centre de formation professionnelle et de promotion agricole de Montmorot, dans le Jura français, qui propose différents cursus liés aux métiers en milieu rural, allant de l’apiculture au maraîchage. «Il s’agit de cours intensifs axés sur la production des plantes et non pas sur leurs propriétés curatives. On y apprend comment préparer le sol, soigner les plantes, récolter et transformer. J’adore la cueillette, que je pratique avec respect et en m’inspirant de techniques plus anciennes, comme l’utilisation d’une faucille avec un drap noué dans le dos», précise la charmante druidesse en souriant.

Lancée avec trois baumes à base de cire d’abeille genevoise, sa ligne ne cesse de grandir et compte aujourd’hui de nombreux hydrolats qui proviennent de la distillation, des déodorants solides, un dentifrice au laurier, des sticks à lèvres et deux huiles pour le corps à base de calendula ou de millepertuis. Les produits sont disponibles sur le site karibou.ch, mais sont aussi vendus sur les marchés par la néo-agricultrice, qui aime s’occuper de tout, de la transformation des plantes à l’impression des étiquettes, en véritable ambassadrice de sa démarche.

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