Un vin coup de cœur qui possède de la race et de l’élégance. Le chasselas Belles Rives 2018 de Madeleine Ruedin a un nez raffiné, avec une fine note minérale (pierre chaude après l’orage) et un fruit très précis (pêche, citron). La bouche est gourmande et dense, avec une acidité vivifiante qui lui donne un magnifique équilibre. La finale est aérienne, sur la poire, avec une fine amertume qui donne du relief au vin.

Neuchâteloise d’origine, Madeleine Ruedin ne possède ni vigne ni cave. Son père a vendu le domaine familial de Cressier à la fin des années 1990. Après ses études d’œnologie à Changins et des expériences à Bex, en Afrique du Sud et neuf ans chez Bernard Cavé, à Ollon, elle s’établit à Salavaux, au bord du lac de Morat. «J’aime beaucoup la région, souligne-t-elle. Elle a un grand potentiel pour les blancs.»

Madeleine Ruedin est indépendante, mais pas seulement: elle travaille à 60% comme œnologue chez Pierre Gentizon, propriétaire d’une dizaine d’hectares à Constantine, et consacre le reste du temps à ses vins. Elle achète son raisin à Raphaël et Nicolas Vincent et vinifie environ 10 000 litres par année. Le chasselas Belles Rives représente le tiers de sa production. Il est élevé à 70% dans des amphores en béton et à 30% en cuves inox. Une option qui renforce la complexité du vin et souligne son caractère minéral.

Où l’acheter?

Chasselas Belles Rives 2018, Madeleine Ruedin, route de Vallamand 17, 1585 Salavaux (VD)

Prix: 13 francs 50

madeleineruedinvins.ch