En Valais, la surface de fendant a été réduite de moitié en vingt ans, pour s’établir à environ 800 hectares. A la tête du domaine familial de Chamoson depuis 2011, Mikaël Magliocco a pris le contre-pied: il en a replanté, séduit par sa capacité à révéler son terroir. «C’est un cépage que j’apprécie beaucoup, avec beaucoup de finesse, qui a longtemps pâti de rendements excessifs», précise l’œnologue, diplômé à Changins en 2007.

Des notes d'agrumes mûrs et de pierre à fusil

Le vigneron, qui travaille toujours avec son père Daniel, considère qu’il pratique «une viticulture paysanne», proche de la terre. Le domaine de 7 ha, dont 10% plantés en fendant, ou chasselas, est en reconversion biologique depuis 2018. A la cave, il s’affranchit peu à peu des techniques œnologiques, mais sans se presser. Si ses vins rouges fermentent spontanément depuis plusieurs millésimes, il est en phase de recherche et développement pour faire de même avec ses blancs.