Un jour, une idée

Un jardin d’été dans le Cartier

Jusqu’à la fin du mois de juin, le joaillier parisien invite les Genevois à se sustenter gratuitement dans son pop-up store de saison

A la rue du Rhône à Genève, c’est le chantier. Enserré dans sa gangue de plastique, l’immeuble du No 35 ressemble à un emballage de Christo. C’est là que se trouve l’enseigne Cartier. Il a donc fallu tout déménager. Pendant les travaux, la boutique s’est établie à quelques dizaines de mètres de là, 10, rue Robert-Céard. Le joaillier parisien profite de déplacer ses pénates pour occuper également l’arcade voisine jusqu’à la fin du mois de juin. Fort à propos baptisé Cartier d’été, le pop-up store décoré comme un jardin cosy ne vend rien. Bien au contraire.

De la même manière qu’en décembre 2017, la marque offrait dans un tea-room éphémère une sélection de neuf douceurs composées par le pâtissier Christophe Michalak, elle invite qui veut à grignoter, gratuitement, les bouchées des Gourmet Brothers, la branche hors-d’œuvre à picorer des restaurants Bottle Brothers, en sirotant une mixture agitée par l’équipe de l’Experimental Cocktail Club. Depuis 2007, les Parisiens étanchent la soif de la capitale avec leur art consommé de la mixologie. Sur la carte, un choix de six breuvages, avec ou sans alcool, aux noms évocateurs comme cette Evasion d’été composée de gin, vodka, concombre, cerise et citron jaune.

Beigbeder badine

Mais c’est à l’étage que les choses se passent. Dans un décor étudié, le salon se veut littéraire et dédié aux femmes avec ses playlists 100% chanteuses, sa bibliothèque d’auteures et les bijoux de la maison en exposition.

On peut surtout se passer le podcast enregistré par Frédéric Beigbeder le jour de l’ouverture de ce magasin éphémère mis en fleurs par Miyoko Yasumoto. L’écrivain a fait une lecture spécialement consacrée à l’image de la Genevoise dans les livres. De La Nouvelle Héloïse de Jean-Jacques Rousseau à Belle du Seigneur d’Albert Cohen, l’écrivain badine sur cette citoyenne «qui promène autour du Jet d’eau sa sensualité timide, ses goûts de luxe sans ostentation et son espièglerie mutine de jeune fille de bonne famille qui s’encanaille.» En terminant sur son propre livre, Oona et Salinger, qui raconte l’histoire d’amour entre la future Mme Chaplin et l’auteur de L’Attrape-cœurs. Mais qui raconte aussi son coup de foudre avec Lara, la Genevoise avec qui Frédéric Beigbeder est marié depuis neuf ans.


Cartier d’été, ouvert tous les jours jusqu’au 8 juin, de 10h à 19h. Et tous les vendredis (de 10h à 19h) et samedis (de 10h à 18h) du 14 au 29 juin.

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