«Quand Porsche lance une nouvelle voiture, cette voiture ne doit pas se faire remarquer davantage que les précédentes», clamait le groupe allemand en 1972 dans une publicité. La maxime est toujours de mise en 2014: le Macan («tigre», en indonésien), dernier arrivé de la famille après la Panamera en 2009, fait incontestablement partie du clan.

En s’attaquant au segment des SUV sportifs, Porsche risque peut-être de tailler des croupières à son best-seller le Cayenne (lancé en 2002). Mais les véritables cibles se trouvent chez d’autres constructeurs allemands – BMW X3 et Audi Q5 – voire indiens – Range Rover Evoque. Porsche entend en écouler 50 000 exemplaires sur l’année 2014 – c’est déjà fait – et 75 000 en 2015. Un appétit débordant puisque entre janvier et août 2014 Porsche a écoulé 120 000 voitures en tout.

Malgré son prix – et le coût élevé des nombreuses options presque indispensables – les ingrédients sont réunis pour faire du Macan la nouvelle vedette de Porsche. Sur les trois options (Diesel, Sport et Turbo), nous avons testé le Macan S. En théorie, il couve un V6 (340 chevaux) qui peut faire bondir le monstre à 100 km/h en 5,4 secondes. En pratique aussi.

A en croire le constructeur, l’engin crache entre 204 et 212 g de CO2 par kilomètre dans l’atmosphère et avale environ 9 l de carburant pour parcourir 100 km. La boîte automatique PDK à double embrayage (7 vitesses) est fournie en série, sans option pour une boîte manuelle. En outre, pour délaisser les freins en fonte au profit de modèles en carbone céramique (presque indispensable pour redevenir le maître des 2 t de l’engin) il faudra débourser 11 118 francs de plus. L’une des options les plus chères.

Les apparences sont parfois trompeuses: le Macan se révèle aussi agressif qu’agile et tient très bien la route. Une bonne surprise notamment due à la suspension à ressorts pneumatiques (également en option, 3660 francs).

Prix: 76 100 francs sans options.