utopie

Un village d’oiseaux pour Paléo

Des étudiants en architecture conçoivent une scénographie d’envergure pour le célèbre festival

Chaque année depuis 2005, les Hautes Ecoles de la HES-SO (Haute école spécialisée de Suisse occidentale) s’invitent au Paléo Festival de Nyon sur une surface de 3000 m2, soit un demi-terrain de foot, en y installant un village de loisirs et découvertes. Celui-ci évolue au fil des éditions, selon les différents thèmes insufflés par Laurent Essig, chef de projet depuis la naissance des collaborations entre la HES-SO et Paléo.

Riche de ses neuf ans de scénographie, les étudiants se frottent à nouveau cette année à une réflexion critique sur l’architecture du monde d’aujourd’hui. Après Normapolis en 2012, mettant en scène la normalisation de la société dans des containers maritimes, le nouveau village Birdland* s’interroge sur la liberté retrouvée des individus dans les sociétés actuelles. Est-ce un mieux?

La créativité des étudiants des filières d’Architecture du paysage, d’Architecture et de Génie civil HES-SO s’est en tout cas exprimée à travers un projet original: au creux de gigantesques roseaux dont certains de plus de 6 mètres de haut, se lovent des nids d’oiseaux représentés par de petits chalets habillés d’enveloppes blanches et translucides. Les créateurs de Birdland, ont voulu offrir cette année aux festivaliers un village proche de la nature, rempli de poésie. «Birdland, c’est un vol dans un univers fragile, léger et mystérieux à la fois. Nous espérons que le public l’appréciera en tant que tel», expriment-ils.

Outre l’esthétisme prometteur des constructions, c’est aussi dans ces nids que les 14 projets ludiques et informatifs venant des différentes filières HES se regroupent. Cela va de la prévention contre l’alcool jusqu’à la mesure de notre niveau d’addiction aux réseaux sociaux, en passant par le Bar à sirop.

Chaque habitacle est aménagé en fonction de son thème, pratiquement sur-mesure. «Nous devons penser à tous les détails de cette scénographie, de la surface nécessaire à l’aménagement», explique l’une des étudiantes participant à cette aventure architecturale.

Le tout est relié par des passerelles de dénivelés inégaux «pour reproduire un vol d’oiseau, tout sauf linéaire, et faire prendre de la hauteur aux festivaliers, avec un point culminant à un peu plus de 3 mètres», précise Laurent Essig.

Birdland est le fruit du travail assidu de dix étudiants, accompagnés par trois responsables de projet, durant sept mois. «En effet, l’équipe doit en premier répondre aux nombreux défis techniques que représentent un terrain non bétonné et les conditions extérieures comme la météo. Au-delà de ces considérations, il y a encore les normes de sécurité à prendre en compte et ceci tout en respectant des moyens financiers limités», confie le chef de projet.

* A découvrir au Paléo Festival de Nyon dès le 23 juillet.

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