mode égyptienne

Viviane Abdel Messih, 34 ans, patronne d’un «concept store»

A Zamalek, Viviane Abdel Messih et ses deux collaborateurs ont tenté le pari d’ouvrir le «concept store» Amuse. Cet espace shopping, artistique et culturel au cœur du Caire présente les créations de jeunes designers égyptiens et internationaux. «Manque de chance, nous avons ouvert trois mois avant la révolution. Depuis, le marché est instable.» Le magasin garde le cap. Il ouvrira une école de mode à la fin du mois de mars. Les cours sont déjà complets. «Malgré la crise, l’industrie de la mode est en expansion. Les jeunes sont exposés internationalement. Même si elle est petite, il y a une demande. C’est primordial de continuer à travailler. Tous ceux qui découvrent les créations de Dina Said sont persuadés qu’il s’agit d’une marque internationale. C’est encourageant.»

Viviane Abdel Messih est convaincue du potentiel de développement de l’industrie de la mode au Caire. Après un diplôme en relations internationales à l’Université de Lugano, puis un second en relations publiques, Viviane migre à Milan où elle travaille deux ans dans l’industrie de la mode et du luxe. De retour en Egypte, la jeune femme se rend compte du fossé qu’il y a entre l’Egypte et l’étranger. «Sur le marché, nous avions soit du lifestyle, soit du luxe. Mais rien entre les deux. Tout reste à développer. La révolution a du bon. Elle nous pousse à montrer notre créativité. Les stylistes égyptiens doivent gagner en crédibilité sur le marché international. Nous avons la réputation d’avoir mauvais goût. Il faut changer cette image.»

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