Vacances à l’italienne (6/6)

Voir Naples et…

Dernière invitation au voyage à l’italienne, avec les souvenirs olfactifs et les photos mentales que tous ont, un jour ou l’autre, sauvegardés dans la mémoire des moments familiaux

C’est la destination à la mode. Vedi Napoli e poi muori («Voir Naples et mourir»)… Clairement, vu comme ils conduisent. Là-bas, tout est beau, le Vésuve, le golfe où le chant de Caruso résonne encore les soirs d’été, quand le vent souffle sur la baie. La brise marine, hautement polluée, laisse dans les cheveux, sur la promenade de Mergellina, les particules fines de ces bagnoles absolument infectes qui circulent on ne sait comment.

C’est rouge, on démarre, le feu est vert, rien ne bouge. Les Napolitains revendiquent la paternité de ces fameux t-shirts sortis dans les années 1980 avec le dessin d’une ceinture de sécurité, pour faire illusion face aux carabinieri, qui eux-mêmes… Le trafic rend les touristes fous. Ceux qui ont loué une voiture s’en mordent les doigts. A Naples, rien n’est logique. Tout le monde s’énerve, mais personne ne laisse la voie libre, la priorité aux piétons, ni même la vie sauve aux chats errants.

Comme Capri, c’est fini…

Alors quel est cet engouement pour une ville si chaotique? La pizza, l’amore, la musica, la mozzarella, il limoncello, le luci sul mare, il caffè, la gente qui grouille et ces quartiers qui transpirent une histoire séculaire, des influences royales, un esprit commun qui fait face à la mort comme si elle pouvait arriver demain en raison d’une éruption volcanique.

C’est San Gennaro et ses larmes de sang, Capodimonte et son musée perché sur les collines surplombant la mer qui arbore le Castel dell’Ovo, dont Virgile racontait la légende de l’œuf magique qu’un sorcier aurait placé sous les fondations pour le soutenir. Cette terre de lave et de temples charme toujours autant les vacanciers, car il y brûle le feu sacré, celui des esprits et des vivants qui se rejoignent pour jouer de la mandoline et chanter des sérénades à Neptune, qui, lui, dort à Capri.

Maintenant, c’est fini. On se retrouve, se Dio vuole, l’été prochain!


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