«Le paquet présenté par le Conseil fédéral et la BNS est bon», relève, dans un vidéoclip diffusé sur le site de l'UDC et YouTube, l'influent, et ex-président du parti, Ueli Maurer.

«Bien que l'UDC rejette par principe des interventions de l'Etat dans le marché, elle approuve dans la situation actuelle l'action de la Confédération pour sauvegarder la place financière suisse», relève aussi un communiqué du parti.

L'UDC, à la différence qu'elle veut libérer la BNS de l'obligation de verser une part de ses bénéfices aux cantons, soutient le Conseil fédéral. Mais le fera-t-elle jusqu'au bout? Après le 12 décembre 2007, elle avait annoncé qu'elle entrait dans l'opposition. Or, dans le cas d'UBS, elle pourrait faire pencher la balance si elle décidait d'ajouter ses voix à celles de la gauche. Les membres de l'UDC pourraient être tentés de «donner une leçon à UBS», craint en effet un élu.

Plusieurs éléments laissent penser que cette option est envisageable.

L'attaque du Zurichois Toni Bortoluzzi contre son collègue thurgovien Peter Spuhler, ex-membre du conseil d'administration d'UBS, reflète l'embarras d'une frange du parti de se voir associée à la débâcle de la banque. En outre, le soutien de l'UDC a été annoncé alors que Christoph Blocher séjournait à l'étranger. Or, le Zurichois, qui en veut au parlement de ne pas l'avoir réélu, avait été évincé du conseil d'administration d'UBS en 1993, en raison de sa campagne contre l'EEE. Le soutien de l'UDC au plan du Conseil fédéral est-il bien définitif? Ph. M.