Qu'est-ce qui rend précieux l'œuvre du Belge Alain Platel? Qu'est-ce qui fait qu'à chaque fois que son nom apparaît à l'affiche d'un théâtre ou d'un festival on se précipite? Sa façon de mettre en lumière des poches négligées de la société, les malentendants de Tauberbach par exemple en 2014 - à La Bâtie déjà - les travestis vieillissants d'un cabaret belge - Gardenia en 2010 -, une fanfare à présent dans En avant, marche. Avec son complice Frank Van Laeke, il met en scène l'histoire agitée sans doute d'une formation flamande. Trombones, trompettes, tambours: la musique devrait trotter dans les esprits.