Aujourd'hui encore, la téléphonie fixe tout comme l'accès à Internet sont des marchés dominés par Swisscom. Selon l'Office fédéral de la communication, dont les derniers chiffres datent de fin 2006, Swisscom détient, si l'on compare les chiffres d'affaires, 58,5% du marché. En comparaison avec la moyenne européenne (64,1%), c'est a priori peu. Mais, en réalité, l'immense majorité des concurrents de Swisscom ne fait que revendre ses minutes de communication. Actuellement, seuls les câblo-opérateurs, Cablecom en tête, et les opérateurs qui contrôlent le dernier kilomètre de Swisscom, tel VTX, peuvent en grande partie se passer de ses services. Ces opérateurs fixent aussi eux-mêmes en grande partie le montant de l'abonnement de base mensuel.

Il existe une trentaine d'opérateurs actifs sur le marché de la téléphonie fixe. En 2007, 39,8% des consommateurs ont fait appels à eux pour leurs communications, ce qui est un chiffre nettement supérieur à la moyenne européenne (29,8%).

Qu'en est-il des prix?En comparaison internationale, les tarifs suisses sont tout à fait corrects. Fin 2006, un appel national de trois minutes coûtait 18,2 centimes d'euro, contre 25,8 centimes pour la moyenne européenne. Et, depuis cette date, les tarifs ont continué à reculer en Suisse, suite à des baisses de prix décidées par Swisscom, souvent sous la pression des autorités de régulation.

Comment la situation va-t-elle évoluer?Aux côtés de VTX, Sunrise est désormais très actif pour proposer des offres qui permettent de se passer totalement de Swisscom, en contrôlant son «dernier kilomètre». Les câblo-opérateurs, notamment ceux de villes comme Lausanne, sont devenus très agressifs sur le prix. Enfin, les Suisses qui renoncent totalement à une ligne fixe pour ne conserver que leur téléphone mobile sont de plus en plus nombreux.