Les dirigeants des quatre plus grandes économies européennes, réunis à Paris sur l'invitation de Nicolas Sarkozy, n'ont pas voulu donner l'image de la division. Ils ont notamment invité les gouvernements nationaux à concerter leurs ripostes face à la crise et à prendre en compte les effets de leurs mesures au-delà des frontières.

Pas si facile: samedi Angela Merkel a montré l'Irlande du doigt en lui reprochant d'avoir provoqué un dangereux afflux d'épargne hors des autres pays européens en garantissant unilatéralement ses dépôts. Dimanche, le gouvernement allemand, confronté à la menace de faillite de la banque munichoise Hypo Real Estate, a annoncé une garantie du même type.

Le G4 appelle aussi à un sommet pour réformer le système financier mondial. Qui sortira profondément modifié de la crise, personne n'en doute. En attendant, les épargnants cherchent à se garantir contre les risques. Explications.