«Le peuple et les cantons se sont prononcés en faveur de l'imprescriptibilité pour les actes de pornographie enfantine et ont ainsi voulu donner un message clair aux abuseurs [...]. Le Conseil fédéral et le parlement étaient eux en faveur d'un contre-projet proposant de prolonger le délai actuel jusqu'à l'âge de 33 ans mais les arguments juridiques ne l'ont pas emporté face aux arguments émotionnels [...].

Mes services devront désormais s'atteler à concrétiser cette initiative au niveau du Code pénal, en procédant à plusieurs modifications. Nous devrons surtout clarifier des termes imprécis qui figurent dans le texte de l'initiative comme «enfant prépubère» et «actes d'ordre sexuel ou pornographique». Nous devrons déterminer avec précision les catégories de victimes à protéger et les délits considérés comme des actes pornographiques [...].

Nous avons l'intention d'aller plus loin que le débat sur l'imprescriptibilité. Deux projets qui s'inscrivent dans la lutte contre la pédophilie vont être traités au parlement. Je peux vous assurer que nous allons nous battre pour protéger les enfants contre la pédophilie, au-delà de l'imprescriptibilité» [...]

Les enfants qui seraient victimes de pédophiles dès aujourd'hui pourront se prévaloir de l'imprescriptibilité. En revanche, les personnes ayant été abusées avant ce dimanche ne pourront pas l'invoquer.» LT