Allemagne

14 milliards de dollars de contrats signés avec la Chine

Après son étape allemande, la délégation d’achats de 200 représentants envoyés de Pékin est arrivée hier soir à Zurich. La Chine profite de la crise pour faire ses emplettes.

«La crise est également une période d’occasions!» Depuis des mois, les médias chinois ne cessent de répéter cette maxime que le ministère du commerce a finalement décidé d’appliquer. La semaine dernière, le porte-parole du ministère avait annoncé l’envoi d’une «mission d’achat fin février en Allemagne, Suisse, Espagne et Angleterre». Mardi, la presse chinoise a prévenu du départ de la délégation pour le jour même.

Si les autorités chinoises présentaient cette visite comme visant à «ouvrir nos marchés l’un à l’autre, à approfondir notre coopération pour nous attaquer aux défis ensemble et contribuer à la renaissance de l’économie mondiale», l’objectif réel s’avère bien plus tangible: «réaliser des achats dans les technologies, l’équipement et des entreprises clés dans les biens et services.» Le développement international des entreprises chinoises est en effet aujourd’hui largement contrarié par leur manque de technologie et la faiblesse de leurs réseaux de distribution.

Dès mercredi soir, les emplettes chinoises avaient largement débuté: 37 contrats ont été signés pour un montant de 14 milliards de dollars, parmi lesquels 37’000 voitures BMW et Mini d’une valeur de 2,2 milliards et 27’000 Mercedes. Un véritable coup de pouce aux relations commerciales bilatérales, qui s’étaient élevées à 115 milliards de dollars en 2008.

Une délégation de 200 hommes d’affaires accompagnait le ministre du commerce Chen Deming. Ils ont tous participé à un forum commercial avec autant de représentants allemands. Chen Deming a assuré que d’autres entrepreneurs y seraient envoyés dans un futur proche afin d’accroître les investissements entre les deux pays. Dès la cérémonie de signature achevée, la délégation s’est envolée mercredi soir vers Zurich pour une journée du même acabit. Reste à voir si les dépenses chinoises en Suisse atteindront un tel niveau.

Tristan de Bourbon

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