Quatorze personnes ont été tuées vendredi par les forces de sécurité lors de manifestations dans le sud de la Syrie, à Homs et dans la banlieue de Damas, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH, basé à Londres) et des militants sur place.

Cinq personnes, dont deux enfants de 11 et 16 ans, sont mortes et trois ont été blessées à Ghabagheb, quatre autres ont perdu la vie et neuf ont été blessées à Hirak, et un autre a péri alors que quatre autres ont été blessées par balles à Ankhel. Il s’agit de localités de la banlieue de Deraa, où avait débuté en mars la contestation contre le régime de Bachar el-Assad.

Par ailleurs, toujours selon l’OSDH, un manifestant a été tué à Harasta dans la banlieue de Damas et, selon un militant sur place, trois autres ont été abattus à Homs.

En revanche, l’agence officielle Sana a donné une version différente. Elle a annoncé qu’un policier et un civil avaient été tués ainsi que de deux policiers blessés à Ghabagheb par «des hommes armés».

Selon Sana, quatre membres des services d’ordre ont été blessés à Ankhel toujours par «des hommes armés qui ont ouvert le feu et lancé des bombes dans leur direction». En outre, elle a annoncé qu’un membre des forces de l’ordre avait été tué et quatre blessés à Harasta.

Par ailleurs, en dépit d’une présence massive et un quadrillage des forces de sécurité, des manifestations ont eu lieu, selon l’OSDH, à Homs, dont l’une a réuni selon les militants 20 000 personnes, et de moindre envergure à Deir Ezzor (est), à Lattaquié et Banias (nord-ouest) sur la côte méditerranéenne, dans deux quartiers de Damas et plusieurs localités de sa banlieue ainsi qu’aux environs de Hama.

Dans la région à majorité kurde du nord-est de la Syrie, près de 10 000 personnes ont défilé à Qamichli et Amouda, selon un militant sur place. Il est impossible d’avoir confirmation de source indépendante car la presse n’est pas autorisée à s’y rendre.