Au moins dix-huit personnes ont été tuées et 15 blessées dans l'attentat suicide qui a frappé l'est de la capitale syrienne Damas dimanche matin, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). «Neuf personnes ont été tuées, dont des civils et des soldats, dans l'attentat suicide qui a frappé la place Tahrir à Damas», a déclaré à l'AFP le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane. Au moins sept membres des forces de sécurité pro-régime ainsi que deux civils figurent parmi les morts, selon l'Observatoire qui n'avait pas encore identifié les autres victimes.

Plusieurs personnes ont été tuées et d'autres blessées dans un attentat suicide dimanche matin qui a secoué l'est de la capitale syrienne Damas. Le TV d'Etat syrienne, qui rapporte l'information, a aussi évoqué deux autres attaques qui auraient été déjouées.

«Les autorités compétentes ont poursuivi trois voitures piégées et réussi à faire exploser deux d'entre elles à l'entrée de Damas. Elles ont encerclé la troisième voiture place Tahrir où le terroriste s'est fait exploser causant un nombre de morts et de blessés», a indiqué la télévision, sans préciser le nombre de victimes.

L'agence de presse officielle Sana a pour sa part cité une source de la direction de la police de Damas affirmant que «des terroristes avaient fait exploser trois voitures piégées simultanément, deux sur la route de l'aéroport (...) et la troisième place al-Ghadir», secteur de Tahrir dans l'est de Damas.

«Nous avons entendu des coups de feu vers 06h00 locales (05h00 en Suisse), et par la suite une explosion a retenti, soufflant les vitres des immeubles du quartier», a déclaré Mohamed Tinawi, un habitant de la place Tahrir. Il a ajouté avoir vu des bénévoles du Croissant-Rouge sur place prêtant secours à des militaires.

De son côté, l'armée israélienne a frappé samedi une position de l'armée syrienne en riposte à l'envoi de deux projectiles en provenance du territoire syrien, a indiqué Tsahal, l'armée israélienne, sans indiquer si cette réponse était terrestre ou aérienne.

Plus tôt samedi, l'armée israélienne avait mis en garde le régime de Damas après la chute de ces projectiles qui avaient atterri, apparemment de manière non intentionnelle, sur la partie du plateau du Golan occupée par Israël, sans faire de dégâts ni de victimes.