L’essentiel

La Suisse compte 1916 cas supplémentaires de coronavirus en 24 heures, des chiffres qui confirment la tendance à la baisse, lente mais régulière, du nombre d’infections dans le pays.

Le vaccin de l’entreprise américaine Novavax a montré une efficacité de 89,3% et celui de Johnson & Johnson, qui ne demande qu'une injection, de 66%. Ces deux produits sont toutefois moins efficaces contre le variant sud-africain.

En conflit avec AstraZeneca au sujet des livraisons de vaccins, l'UE a publié le contrat qui le lie au laboratoire britannique. Le groupe pharmaceutique bâlois Novartis a lui annoncé qu'il produira le vaccin de Pfizer/BioNTech en Argovie.

La mission d’étude de l’Organisation mondiale de la santé est sortie de sa quarantaine imposée à Wuhan et a enfin entamé son enquête de terrain sur l’origine du coronavirus.

Retrouvez notre suivi de jeudi.


■ Choc allergique très rare après la vaccination, selon Swissmedic

Les vaccinations contre n'ont jusqu'ici provoqué que très rarement des chocs allergiques. Selon Swissmedic, les Etats-Unis n'ont enregistré en moyenne que 1,1 réaction dite anaphylactique sur 100 000 vaccins avec le produit de Pfizer/Biontechach et 0,25 cas sur 100 000 vaccins avec Moderna.

Les symptômes d'un choc allergique sont notamment une chute de la tension artérielle et une éventuelle perte de connaissance. Pour le vaccin Pfizer/Biontech, ils sont apparus dans la plupart des cas dans les 30 minutes, dans d'autres rares cas 34 à 150 minutes après la vaccination.

Dans 81% des chocs liés au vaccin Pfizer/Biontech, il s’agissait d’allergies survenues chez des personnes qui avaient des antécédents d’allergies à des médicaments, des piqûres d’insectes ou des aliments.

Pour le vaccin de Moderna, la plupart des réactions anaphylactiques sont apparues en 15 minutes. Les données disponibles à ce jour ne suggèrent pas de risque accru chez les personnes ayant des antécédents de rhinite allergique et/ou d’asthme.

Swissmedic rappelle qu'avant toute vaccination, il convient de demander aux personnes si elles ont des réactions allergiques ou une hypersensibilité connues à l’un des composants du vaccin.

Sans antécédents connus de réactions allergiques, tout patient doit attendre au moins 15 minutes après l’injection du vaccin avant de repartir, afin de pouvoir le surveiller. Le personnel des centres de vaccination doit savoir reconnaître et traiter les symptômes d’une réaction. Enfin, une trousse d’urgence doit être disponible sur place.


■ Le régulateur européen approuve le vaccin AstraZeneca 

L'Agence européenne des médicaments a approuvé vendredi l'utilisation dans l'Union européenne du vaccin AstraZeneca/Oxford, pour toutes les personnes âgées de 18 ans et plus. Elle affirme que le vaccin est également adapté aux personnes âgées.

Le déploiement du vaccin AstraZeneca/Oxford est attendu avec impatience par les Etats membres: il présente l'avantage d'être moins cher à produire que ses rivaux, tout étant plus facile à stocker et transporter. Une limite d'âge pour l'accès au vaccin aurait contraint la plupart des gouvernements européens à réexaminer leur stratégie axée sur la vaccination prioritaire des plus âgés.

La décision de l'EMA intervient alors que le groupe pharmaceutique suédo-britannique subit depuis plusieurs jours les foudres des dirigeants européens, après avoir expliqué ne pouvoir livrer qu'«un quart» des doses initialement promises à l'UE au premier trimestre.


■ Un instantané: en Oregon, on vaccine par tout les temps


■ Autorisations de stationnement spéciales télétravail à Montreux

Consatatant des «besoins accrus en stationnement» en raison du télétravail obligatoire, la ville de Montreux, a indiqué qu'elle allait «proposer une autorisation de stationnement spéciale «Télétravail» à ses habitantes et habitants» pour cette période. La municipalité évoque également pour motiver sa décision «la fermeture des commerces non essentiels génère une réduction de l’utilisation des places de parc».


■ Dépistage de masse dans une école zurichoise

L'école primaire de Kilcheberg, dans le canton de Zurich, va faire subir un test à tous ses élèves, de l'école enfantine à la 6e année. Au total, 650 écoliers et le personnel de l'école sont concernés. Un enfant a été récemment infecté par le mutant britannique du virus, selon une lettre envoyée aux parents. L'école a été fermée le 20 janvier. La mesure devait initialement durer cinq jours, mais de plus en plus d'élèves ont été infectés et la fermeture a été prolongée à plusieurs reprises. Au total, 20 enfants et deux enseignants ont été testés positifs. On ne sait pas encore si les personnes infectées l'ont été par un mutant du virus.

Afin d'éviter que des porteurs asymptomatiques du virus n'infectent d'autres élèves, l'école a donc décidé d'effectuer un test de masse. Il aura lieu mardi dans le bâtiment scolaire.


■ La propagation des variants a été contenue à Wengen

Le canton de Berne a publié les résultats des tests à grande échelle pratiqués à Wengen et à Lauterbrunnen, deux stations touristiques de l'Oberland bernois. Sur les 1715 personnes testées à Wengen, 7 étaient positives. A Lauterbrunnen, 3 personnes sur 352 ont été contaminées par le virus. La situation était très tendue début janvier à Wengen après une hausse des contaminations liée au séjour d'un touriste britannique, qui avait entraîné l'annulation des courses de ski prévues dans la station.


■ La nouvelles carte des restrictions de circulation dans l'UE

Les ambassadeurs des Etats membres de l'UE ont approuvé une proposition de la Commission européenne prévoyant une nouvelle cartographie des zones les plus touchées par le virus et des restrictions de circulation plus strictes pour ces régions.

Face à la menace des nouveaux variants du coronavirus, la Commission avait présenté lundi ces recommandations – non contraignantes – visant à «fortement décourager les déplacements non essentiels, tout en évitant les fermetures de frontières ou les interdictions générales de voyage». En applicant les critères européens, la Suisse se trouve également en zone rouge.


■ Le vaccin de Johnson & Johnson efficace à 66%, sauf sur le variant sud-africain

Le vaccin Johnson & Johnson est efficace à 66% en général, mais moins en Afrique du Sud, pays où un variant du coronavirus davantage transmissible se propage, a annoncé la société pharmaceutique américaine dans un communiqué.

Le vaccin, qui ne nécessite qu'une seule injection, est efficace à 85% pour prévenir les formes graves de la maladie, selon un essai clinique majeur. Johnson & Johnson devrait demander une autorisation de distribution en urgence aux Etats-Unis dès la semaine prochaine.



■ Genève simplifie les procédures de soutien aux entreprises

Le Grand Conseil genevois a accepté en urgence un concept cantonal d'indemnisation qui se veut simple et rapide, en remplacement des aides disparates votées en 2020. Le projet, porté par le Conseil d'Etat «vise à permettre aux entreprises de tenir bon et d'être là quand la crise sera derrière nous», a plaidé la conseillère d'Etat Nathalie Fontanet, en charge ad interim du Département du développement économique.

Le texte prévoit trois catégories d'aides: pour les entreprises obligées de fermer plus de 40 jours, pour celles qui ont vu leur chiffre d'affaires reculer de plus de 40% et, nouveauté, pour celles dont le chiffre d'affaires s'est contracté entre 25% et 40% et qui ne sont pas couvertes par les aides fédérales. Un plafond est fixé à 750 000 francs par bénéficiaire. Les aides ne sont pas cumulables. 

Le plan de soutien est évalué à 250 millions de francs pour 2021, dont plus de 80 millions versés par Berne.


■ 1916 nouveaux cas en 24 heures

La Suisse compte vendredi 1916 cas supplémentaires de coronavirus en 24 heures, selon les chiffres de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP). Cinquante décès supplémentaires sont à déplorer et 110 malades ont été hospitalisés.

Durant les dernières 24 heures, les résultats de 29 362 tests ont été transmis, indique l'OFSP. Le taux de positivité s'élève à 6,53%. Sur les quatorze derniers jours, le nombre total d'infections est de 25 354. Sur les deux dernières semaines, le pays compte ainsi 293,29 nouvelles infections pour 100 000 habitants. Le taux de reproduction, qui a un délai d'une dizaine de jours, est lui de 0,86.

Depuis le début de la pandémie, 521 320 cas de contamination ont été confirmés en laboratoire sur un total de 4 295 607 tests effectués en Suisse et au Liechtenstein. Le total des décès s'élève à 8647 et le nombre de personnes hospitalisées atteint 21 739.

Le pays dénombre par ailleurs 14 490 personnes en isolement et 21 413 individus faisant partie de leurs contacts ont été mis en quarantaine. S'y ajoutent 2261 autres personnes revenant de voyage d'un pays à risque et qui ont dû aussi passer par la case de la quarantaine.


■ La Hongrie, première dans l'UE à homologuer un vaccin chinois

a Hongrie est devenue vendredi le premier pays de l'Union européenne (UE) à approuver le vaccin du laboratoire chinois Sinopharm, une semaine après avoir fait de même pour celui développé par la Russie, sur fond de critiques à l'égard de Bruxelles.

«L'institut national de la pharmacie (OGYEI) a donné son autorisation», a annoncé la directrice générale de la Santé, Cecilia Muller, à l'occasion d'un point presse quotidien.


■ Daniel Koch embauché par l'Uefa

L'emblématique ex-directeur de la division des maladies infectieuse de l'Office fédéral de la santé publique, a été nommé par l'Union des associations européennes de football en tant que conseiller médical pour l'Euro 2020, qui a été repoussé à l'été 2021.

Lire aussi: La petite entreprise de Daniel Koch


■ L'UE veut rendre public son contrat avec AstraZeneca

Alors que le régulateur européen doit donner ce vendredi son avis sur l'autorisation du vaccin d'AstraZeneca dans l'Union européenne. Cette dernière, qui est en conflit avec le laboratoire britannique sur les livraisons de son produit, veut publier le contrat de précommandes de vaccins. «Nous voulons le publier aujourd'hui, nous sommes en discussions avec l'entreprise au sujet des parties (du contrat) qui devraient être noircies» pour des raisons de confidentialité, a déclaré la cheffe de l'exécutif européen Ursula von der Leyen. AstraZeneca a annoncé d'importants retards de livraisons.


■ Le vaccin n'est pas lié à des décès post-vaccination

Le vaccin Pfizer/BioNTech n'a pas de lien avec les décès post-vaccination signalés, et ne présente aucun nouvel effet secondaire, a confirmé l'Agence européenne des médicaments. Le régulateur européen a déclaré dans un communiqué qu'il a examiné les décès enregistrés depuis le début du déploiement du vaccin, dont un certain nombre de personnes âgées, et «a conclu que les données ne montraient pas de lien avec la vaccination avec Comirnaty et que les cas ne soulèvent pas de problèmes de sécurité».


■ H&M a vu son bénéfice divisé par dix en 2020

Le géant suédois du prêt-à-porter a annoncé un bénéfice net annuel de 1,24 milliard de couronnes (environ 130 millions de francs), en baisse de 90%, pénalisé par un net recul de 20% de son chiffre d'affaires, à 187 milliards de couronnes, lors de son exercice annuel légèrement décalé (décembre-novembre).

Malgré la nouvelle vague de la pandémie en cours, H&M n'a pas aggravé son plan de fermetures de magasins pour 2021, qui prévoit toujours 350 fermetures, «principalement dans ses marchés établis» et 100 ouvertures cette année. Ces dernières semaines, plus de 1800 magasins sur les 5000 du groupe n'ont pu ouvrir à cause des restrictions, soit 36% des enseignes, précise le groupe.


■ A Wuhan, les experts de l’OMS enfin sur le terrain

Sortis jeudi de 14 jours de quarantaine, les experts de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ont entamé à Wuhan leur enquête sur l’origine du coronavirus. Ils ont discuté dans la matinée avec des scientifiques chinois avant de quitter leur hôtel pour se rendre dans un hôpital de cette ville où l’épidémie a débuté fin 2019.

L’OMS a confirmé jeudi que les enquêteurs iraient bien au désormais célèbre Institut de virologie de Wuhan – équipé de laboratoires P3 et P4 de haute sécurité – qui manipulait notamment des coronavirus. Dès le début de la pandémie, l’établissement a fait l’objet d’hypothèses, reprises par l’administration de l’ex-président américain Donald Trump, selon lesquelles le virus aurait pu s’en échapper avant de contaminer la planète. Une théorie qui ne s’appuie pour l’instant sur rien de tangible.

La dizaine d’experts se rendront également au marché Huanan, premier foyer où l’épidémie s’est manifestée, fermé depuis plus d’un an. L’emploi du temps précis des experts reste toutefois opaque. Leurs tweets et ceux de l’OMS constituent les principales sources d’information, la Chine étant quasi muette sur cette visite, ultrasensible politiquement pour elle.


■ Le vaccin de Novavax efficace à près de 90%, sauf contre le variant sud-africain

Les essais cliniques du vaccin contre le Covid-19 de l’entreprise de biotechnologie américaine Novavax, qui fait appel à une technologie différente de ceux de Pfizer/BioNTech et Moderna, ont montré une efficacité de 89,3%, selon un communiqué. Le groupe a présenté résultats des essais de phase III impliquant plus de 15 000 personnes.

NVX-CoV2373 a le potentiel pour jouer un rôle important dans la résolution de cette crise sanitaire publique mondiale

Stanley Erck, PDG de Novavax

Mais la nouvelle, positive, a été contrebalancée par l’annonce conjointe que le vaccin est bien moins efficace face au variant identifié en premier en Afrique du Sud, que les scientifiques considèrent comme plus contagieux. L’entreprise va se lancer immédiatement dans le développement d’un nouveau vaccin ciblant ce variant, précise le communiqué.

À l’inverse des vaccins de Pfizer et Moderna qui utilisent la technique de l’ARN messager, l’injection du vaccin de Novavax comprend des fragments de coronavirus permettant de provoquer une réponse immunitaire du corps humain.


Nos derniers articles au sujet de la pandémie


■ Mexique: des arnaqueurs aux vaccins exploitent la détresse des malades

Des escrocs capables entre autres de vendre de faux vaccins, profitent activement de la détresse occasionnée par la crise sanitaire au Mexique pour s’enrichir sur le dos des malades.

«Ils vendent des masques, du gel antibactérien et même des tests Covid ou des vaccins», autant de produits de qualité douteuse ou qui ne seront jamais livrés, explique Sandra Garcia, un officier de la cyberpolice de Mexico. Ces offres, qui, selon elle, sont faites via des sites Internet portant des noms de domaine au Mexique et à l’étranger, se multiplient à mesure que la crise s’étend.

Sur Telegram, comme l’a observé l’AFP, de supposés vaccins provenant en apparence des laboratoires Pfizer-BioNTech sont proposés à la vente en ligne. D’autres, dont l’emballage mentionne l’entreprise américaine Moderna et la britannique AstraZeneca sont aussi vendus pour des prix allant de 110 à 180 dollars.

Le Mexique traverse son mois le plus critique depuis le début de l’épidémie, payant les conséquences du relâchement de la population à la fin de l’année, qui a porté le nombre de décès à 153 000 et le nombre d’infections à 1,8 million dans ce pays de 126 millions d’habitants. La situation est particulièrement critique dans la capitale, où le taux d’occupation des hôpitaux a atteint 90% et où les activités non essentielles sont suspendues depuis le 18 décembre.