Magasins barricadés, rues quadrillées: à Paris, les traditionnels défilés du 1er mai, d'ordinaire pacifiques et dédiés aux revendications salariales, se dérouleront sous haute surveillance policière face aux risques de violences de manifestants radicaux.

Plus de 7400 policiers et gendarmes seront déployés dans la capitale française pour encadrer les manifestations où «1000 à 2000 activistes radicaux» sont attendus, selon le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner. (AFP)

Le 1er mai 2018 restera une date clé de la présidence d’Emmanuel Macron. Ce jour-là, à proximité de la gare d’Austerlitz vers laquelle converge le défilé traditionnel du syndicat Confédération générale du travail (CGT), des groupes de casseurs – plus tard identifiés comme des «blacks blocs» de la mouvance anarchiste – dévastent plusieurs devantures et incendie des véhicules. Le feu vert aux manifestations violentes qui se poursuivent depuis lors chaque samedi, en marge des manifestations hebdomadaires des «gilets jaunes» entamées le 17 novembre, est en quelque sorte donné… tandis qu’un collaborateur (alors inconnu) de l’Elysée, Alexandre Benalla, joue les gros bras et procède à l’interpellation musclée d’un jeune couple sur la place voisine de la Contrescarpe, provoquant un séisme au plus haut niveau de l’Etat.