Les attaques violentes commises «au nom du djihad» ont connu une forte augmentation depuis 2009 et sont devenues une importante menace pour cette vaste région désertique de l’ouest de la Chine, a assuré le magazine Liaowang Dongfang Zhoukan, citant des autorités policières locales.

Selon l’hebdomadaire basé à Shanghai et dépendant de l’agence de presse officielle Chine nouvelle, plus de 190 attaques «terroristes» ont été commises au Xinjiang l’an dernier, marquant une hausse «d’une proportion importante» par rapport à 2011.

La plupart des auteurs de ces attaques étaient âgés d’une trentaine d’années ou étaient plus jeunes, et agissaient de plus en plus souvent en petit groupe ou individuellement, a par ailleurs indiqué le magazine.

Plusieurs affrontements meurtriers ont agité le Xinjiang cette année, et le gouvernement chinois a imputé à des «terroristes» venus de cette région l’attentat commis fin octobre place Tiananmen à Pékin, où un 4x4 avait foncé dans la foule avant de prendre feu au pied de la cité interdite.

Pour Pékin, les flambées de violence au Xinjiang témoignent d’une montée de l’extrémisme dans la population ouïghoure, principale ethnie de la région.

Mais les informations sur le Xinjiang sont étroitement contrôlées par le pouvoir, et les Ouïghours dénoncent quant à eux une sévère répression de leurs pratiques culturelles et religieuses.

Selon une vidéo repérée par le réseau américain de surveillance des sites islamistes SITE, une organisation islamiste militante a affirmé que le récent attentat de la place Tiananmen à Pékin était «une opération djihadiste» – mais sans que soit précisée sa responsabilité exacte dans l’opération.