NUCLEAIRE

«Si l’Iran triche, le monde le saura»: les réactions à l’accord de base sur le nucléaire

De Barack Obama qui salue un accord «historique» à Ban Ki-moon qui y voit un pas vers «la paix» au Moyen-Orient ou Benjamin Netanyahu qui craignait pour la survie d’Israël.

Barack Obama, le président des Etats-Unis a été le premier dirigeant à s’exprimer quelques minutes après l’annonce de l’accord de Lausanne: «Je suis convaincu que si cet accord-cadre mène à un accord total et définitif, notre pays, nos alliés et le monde seront plus en sécurité» a-t-il afformé.

Le ton restait cependant prudent. L’Iran sera «plus inspecté que n’importe quel autre pays dans le monde», a-t-il ajouté, mettant en garde Téhéran: «Si l’Iran triche, le monde le saura. Si nous voyons quelque chose de louche, nous mènerons des inspections». Le secrétaire d’Etat John Kerry qui a mené les négociations, a commenté: «Demander simplement à l’Iran de capituler, ça sonne bien, mais ce n’est pas une politique».

Côté iranien, l’accord a mis un terme à un «cercle vicieux qui n’était dans l’intérêt de personne», a déclaré le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif. Pour lui, les négociations de Lausanne ont démontré, selon lui, qu’un «vrai dialogue» pouvait «résoudre les problèmes, ouvrir de nouveaux horizons».

«Si l’Iran triche, le monde le saura»

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a fait entendre un son de cloche très différent. Pour lui, l’accord d’étape, s’il est appliqué, menace la survie d’Israël. Un accord «ne bloquerait pas la voie de l’Iran vers la bombe, mais l’ouvrirait (...) Il augmenterait les risques de prolifération nucléaire et exposerait aux risques d’une guerre horrible»,.

Pour la Russie de Vladimir Poutine, cet accord «aura un impact positif sur la situation sécuritaire globale au Moyen-Orient, y compris par le fait que l’Iran sera en mesure de participer plus activement à la résolution d’un certain nombre de problèmes et de conflits dans la région».

La France reste elle reste prudente. «C’est un accord d’étape qui comporte des avancées positives incontestables, mais il reste encore du travail à faire», a déclaré le chef de la diplomatie française Laurent Fabius. Enfin, le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, estime qu’une «solution complète, négociée au problème du nucléaire iranien contribuera à la paix et à la stabilité dans la région».

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