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Népal: le data et le crowdsourcing au service des humanitaires

Le violent séisme qui a dévasté samedi la région de Katmandou, au Népal, illustre à nouveau le pouvoir collaboratif des plateformes sociales en ligne pour évaluer la réponse humanitaire

C’est devenu un réflexe. A chaque catastrophe naturelle et sanitaire, le web-reporting vient en aide aux humanitaires. Le violent séisme qui a dévasté samedi la région de Katmandou, au Népal, illustre à nouveau le pouvoir collaboratif des plateformes sociales en ligne pour évaluer la réponse humanitaire. (Lire les dernières informations sur la catastrophe)

Zones touchées, nombre de victimes, état des voies et moyens de communication, ampleur des destructions... Dès les premiers tweets sur le séisme, la twittosphère organisée autour du hashtag #NepalEarthquake, s’est muée en web reporter. Facebook a mis sur pied son vérificateur de sécurité. Soit une application permettant aux utilisateurs d’informer que des proches dans la zone touchée par le tremblement de terre sont en bonne santé.

Ailleurs sur la Toile, les journalistes de données et les humanitaires ont collaboré étroitement pour évaluer l’aide aux rescapés du séisme. Sur la plateforme d’échange de données humanitaires (Humanitarian Data Exchange), ils mettent à jour des bases de données et réalisent des inforgraphie interactive pour une meilleure appréciation de la réalité du terrain.

On citera aussi les initiatives similaires de la Global Humanitarian Assistance et d’OpenStreetMap.org. Ce projet open source permet aux utilisateurs de constituer des bases de données géographiques sous licence libre. C’est l’un des meilleurs moyens, depuis votre ordianteur, pour apporter votre aide aux humanitaires.

Quant à Google, elle a déployé son service Person Finder. Une application web en anglais et népalais permettant aux familles de disparus de les rechercher, mais aussi le partage d’informations sur quiconque se trouvant dans la région sinistrée. Dimanche après-midi, l’application de Google dénombrait environ 400 contributions. Google a pour la première fois lancé ce service en 2010, à la suite du terrible séisme en Haïti. Puis lors des tremblements de terre en Inde et en Turquie. Autant d’informations cruciales pour les organisations humanitaires.

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