Etats-Unis

Un homme tue cinq personnes dans un aéroport de Floride

Le tireur avait pris un avion avec son arme. Il suivait un traitement psychologique, déclare son frère. Il a prétendu il y a quelques mois entendre des voix qui lui disaient de rejoindre l'Etat islamique

Scène de panique à l’aéroport international de Fort Lauderdale, en Floride. Une fusillade a fait au moins cinq morts et plusieurs blessés, vendredi en début d'après-midi. Le tireur a été rapidement maîtrisé, a annoncé le shérif du comté de Broward.

Parmi les témoins de la scène figure Ari Fleischer, un ancien porte-parole de la Maison Blanche. Sur Twitter, il a précisé peu après les tirs que la situation venait d’être maîtrisée par la police, mais que l’aéroport restait encore bloqué. Quelques minutes plus tard, d'autres témoins évoquaient, dans une certaine confusion, de nouveaux tirs, laissant penser que le tireur pourrait avoir un complice. Mais le shérif l'a démenti, lors d'une conférence de presse conjointe avec le directeur de l'aéroport et un responsable du FBI: un seul tireur a agi, et il a été mis hors d'état de nuire.

La fusillade s’est déroulée dans la zone de récupération des bagages, a précisé le directeur de l'aéroport. Plusieurs blessés ont été évacués vers des hôpitaux locaux. Le motif de l’attaque reste pour l’heure inconnu. L'homme arrêté a été identifié comme un Latino-américain de 26 ans. Un responsable du ministère de la Défense a indiqué à l'AFP qu'il s'agissait d'un ancien soldat américain de la Garde nationale de Porto Rico et de l'Alaska qui a quitté l'armée en août dernier. Il a été déployé en Irak entre avril 2010 et février 2011.

L'homme est arrivé le jour même à l'aéroport à bord d'un vol en provenance d'Alaska ou du Canada, avec une arme dans son bagage enregistré en soute, indiquent plusieurs médias américains. Ce qui est autorisé aux Etats-Unis. Il aurait commencé à tirer dans le Terminal 2 en sortant de toilettes. 

Selon des témoins sur place, le tireur, resté calme, aurait vidé son chargeur en tirant au hasard sur des gens, avant de se laisser interpeller par la police sans résister. Le shérif de Broward a confirmé que les policiers n'ont pas dû utiliser leurs armes.

Le frère du tireur a déclaré à des médias qu'il suivait un traitement pour troubles psychologiques. Il se serait rendu il y a deux mois au FBI, pour se plaindre d'entendre des voix. Des voix lui auraient dit de rejoindre l'Etat islamique. Il aurait aussi déclaré que les «autorités» l'avaient contraint à regarder des vidéos de l'EI. Les agents, inquiets de sa santé mentale, l'avaient alors conduit dans un hôpital psychiatrique.

Beaucoup de zones d'ombre demeurent à propos du profil du tueur et de ses motifs. Il apparaît pour l'heure davantage comme un jeune souffrant de problèmes psychologiques que comme quelqu'un ayant de réelles intentions terroristes.

La police a précisé avoir été alertée à 12h55 (17h55 GMT). Le président élu Donald Trump, qui venait de sortir d'une réunion avec les responsables du Renseignement sur l'affaire de l'ingérence russe dans la présidentielle américaine, a réagi sur Twitter en déclarant «suivre la terrible situation en Floride». 

La Floride a déjà été marquée par une tragique fusillade le 12 juin dernier, qui avait fait 49 morts. Elle a été perpétrée par un Américain de parents afghans dans un club gay d'Orlando.

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