Justice

Scandale 1MDB: un ancien banquier suisse condamné à sept mois de prison

L’ancien dirigeant de la filiale singapourienne de la banque privée zurichoise Falcon Bank a été condamné pour blanchiment d’argent et d’autres délits

Un ancien banquier suisse à Singapour a été condamné mercredi à sept mois de prison pour blanchiment d’argent et d’autres délits liés à l’énorme scandale politico-financier 1MDB en Malaisie, qui a déjà donné lieu à plusieurs peines d’emprisonnement.

Jens Fred Sturzenegger, qui dirigeait la filiale singapourienne de la banque privée zurichoise Falcon Bank, a également été condamné à une amende de 128 000 dollars de Singapour (90 620 de francs), après avoir plaidé coupable devant un tribunal de l’archipel d’Asie du Sud-Est.

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Transactions suspectes

L’ancien banquier âgé de 42 ans était jugé pour avoir omis de faire état de transactions suspectes d’un montant total de 1,6 milliard d’euros en mars 2013 et transmis de fausses informations aux autorités de Singapour, dans le cadre de l’enquête dans ce pays sur des transferts illicites de fonds liés à 1MDB.

L’affaire de détournement de centaines de millions d’euros du fonds souverain 1Malaysia Development Berhad (1MDB) fait l’objet d’enquêtes également en Suisse et aux Etats-Unis. Trois anciens cadres d’une autre filiale de banque suisse à Singapour, BSI, ont déjà été condamnés à des peines de prison dans le cadre de cette affaire.

BSI et Falcon Bank ont été contraints l’an passé de cesser leurs activités à Singapour en raison de manquements dans la lutte contre le blanchiment liée à 1MDB.

Fonds endettés

Le fonds souverain avait été créé par le premier ministre malaisien, Najib Razak, à son arrivée au pouvoir en 2009, pour moderniser le pays. 1MDB est endetté aujourd’hui à hauteur de 10 milliards d’euros.

Le scandale politico-financier, qui a éclaté il y a plus d’un an, a fini par atteindre Najib Razak après des révélations du Wall Street Journal selon lesquelles il aurait perçu indûment près d’un milliard d’euros de financements liés à 1MDB. Le premier ministre malaisien et 1MDB ont toujours nié avoir commis tout acte répréhensible.

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