ONU

Un vent d’optimisme pour réunifier Chypre

L’envoyé spécial du secrétaire général de l’ONU estime que jusqu’ici, les pourparlers de Genève ont produit les résultats escomptés

L’envoyé spécial du secrétaire général des Nations unies Espen Barth Eide peinait à retenir son enthousiasme mercredi lors d’une conférence de presse. Il n’a pas esquissé la perspective d’un accord global sur Chypre. Mais après trois jours de pourparlers entre Chypriotes grecs et turcs au Palais des Nations, il le lâche: «Nous avons une session très productive. Nous avons traité de toutes les questions difficiles. Il y a bien sûr encore du travail. […] Mais nous sommes là où nous souhaitions être.»

Echange de cartes

Mercredi, les deux parties au conflit se sont échangé des cartes. Une première. Lors du plan de Kofi Annan de 2004, la carte avait été établie par les Nations unies. Cette fois, seuls les Chypriotes s’y sont attelés. Les cartes ne seront pas publiées et seront précieusement conservées dans les sous-sols de l’ONU. Elles serviront aux échanges de territoires entre les deux entités grecque et turque de la future fédération.

«C’est notre meilleure chance»

La conférence sur Chypre qui s’ouvre jeudi à Genève en présence des ministres des Affaires étrangères des puissances garantes (de l’indépendance de Chypre) de Turquie, de Grèce et du Royaume-Uni nourrit dès lors de vrais espoirs. Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker et la cheffe de la diplomatie de l’UE Federica Mogherini seront aussi à Genève. A la question de ce dernier qui parle de «dernière chance» pour la paix, Espen Barth Eide a rétorqué: «C’est notre meilleure chance.» Si les choses avancent suffisamment, le président turc, les premiers ministres grec et britannique pourraient débarquer à Genève avant la fin de la semaine.

Publicité