A 22 jours de l'élection présidentielle en France, François Fillon et ses soutiens ont accusé Emmanuel Macron, le favori de la présidentielle, de «Supercherie» et de «populisme mondain».

L'ancien ministre du président socialiste François Hollande, repositionné au centre, est devenu la cible privilégiée de la droite, qui continue à croire possible une victoire de François Fillon, malgré les sondages et les affaires.

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En meeting sur l'île méditerranéenne de Corse, François Fillon a fait huer son adversaire, qu'il a rebaptisé «Emmanuel Hollande», l'accusant de faire «semblant d'être un dissident», alors que son projet est «la continuation» de celui de François Hollande. La veille, François Fillon avait appelé à «casser la baraque et stupéfier le système».

La contre-attaque d'Emmanuel Macron 

Emmanuel Macron a riposté tous azimuts lors d'un grand meeting à Marseille, rendant notamment les coups à François Fillon et son «clan», accusés de courir après le Front national de Marine Le Pen en mettant «le masque de la haine».

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«Il n'a plus de programme, alors il invective les autres. Il ne peut plus aller à la rencontre des Français, alors il se calfeutre avec son clan», a raillé M. Macron.

Il s'est aussi montré virulent contre la dirigeante de l'extrême droite Marine Le Pen, avec laquelle il est au coude à coude dans les sondages, en tête du premier tour le 23 avril. Il les a désignés, elle et son parti le Front national, comme ses «principaux ennemis» et les «héritiers du parti de la haine», assurant défendre pour sa part les Français d'origine étrangère «fiers d'être Français».

Le candidat d'extrême gauche votera Macron 

Philippe Poutou, candidat du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA, extrême gauche) à l'élection présidentielle, a appelé samedi à voter pour Emmanuel Macron, en dressant en ce 1er avril l'inventaire des raisons pour lesquelles il fallait soutenir le candidat centriste... «ou pas».

L'occasion pour le militant trotskiste d'affirmer qu'Emmanuel Macron «défend une orientation économique ultra-libérale, qui favorise le développement du chômage, de la pauvreté, de la précarité, des inégalités, terreau sur lequel se développe le Front national depuis des décennies».