«Détournement de fonds», «corruption», «trafic d’influence», «abus de confiance»… La pression judiciaire et médiatique était trop forte, le chancelier autrichien Sebastian Kurz, menacé d’une motion de censure, a jeté l’éponge samedi soir. Une chute brutale pour le «Wunderkind» de la politique autrichienne, soupçonné d’avoir utilisé des fonds gouvernementaux pour s’assurer une couverture médiatique favorable. A l’origine de ses ennuis? Près de 300 000 messages WhatsApp reconstitués par les enquêteurs sur la base d’une sauvegarde automatique du disque dur d’un haut fonctionnaire autrichien très proche du chancelier et amateur des réseaux sociaux, Thomas Schmid.