«Je souhaite en finir pour parler d’avenir. Le délai doit être tenu.» C’est un Emmanuel Macron ferme, clair et résolu qui s’est exprimé, vendredi, à l’issue du sommet européen. Pas question, pour le président français, de rouvrir le dossier du Brexit si le nouvel accord conclu à l’arraché entre les 27 et le gouvernement du Royaume-Uni est rejeté, aujourd’hui, par une majorité à la Chambre des communes. La fin de partie, avec ou sans ce «deal», doit intervenir, pour Paris, le 31 octobre, la date butoir fixée en avril. Une fermeté que le président du Conseil européen, Donald Tusk, a toutefois nuancée, expliquant qu’il consultera de nouveau les dirigeants de l’UE si l’accord est enterré à Westminster. En cas de feu vert britannique, le Parlement européen, dont l’aval est indispensable, se prononcera sur le texte en séance plénière à Strasbourg, jeudi 24 octobre.

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