L’essentiel

Le débat ces jours porte sur les premières apparitions du virus: décembre en Chine et pas avant selon les responsables chinois, novembre, voire septembre, selon des chercheurs français et italiens.

En Suisse, si les contaminations par les variants augmentent (plus de 5000), le nombre total de cas a diminué de 13% en une semaine. Jeudi, 1356 cas, 22 décès et 66 hospitalisations supplémentaires ont été annoncés.

Retrouvez notre suivi de la journée de mercredi, et tous nos suivis depuis octobre


■ Le tocilizumab réduit le risque de décès, selon une étude

Un médicament anti-inflammatoire produit par Roche, le tocilizumab, réduit le risque de décès chez les patients hospitalisés atteints de Covid-19 sévère, selon les résultats de l'étude Recovery, qui teste toute une gamme de médicaments. Les résultats signifient que «pour 25 patients traités par tocilizumab, une vie supplémentaire serait sauvée», indiquent les responsables de ce vaste essai clinique britannique. L’étude a également montré que le tocilizumab raccourcit le délai de sortie des patients de l’hôpital et réduit le besoin de respiration artificielle.

Les bénéfices du tocilizumab s’ajoutent désormais à ceux des stéroïdes, d’après les chercheurs: en association avec un stéroïde comme la dexaméthasone, seul traitement à avoir jusqu’ici prouvé son efficacité pour réduire la mortalité due au Covid, «l’impact» sur la mortalité «est important».


■ L’Allemagne va fermer certaines frontières

A quelques exceptions près, l’Allemagne va fermer ses frontières avec la République tchèque et la région autrichienne du Tyrol qui enregistrent de forts taux d’infection aux très contagieux variants du coronavirus, a annoncé le ministre de l’Intérieur Horst Seehofer. «Cela est convenu avec la chancelière et le vice-chancelier», a indiqué le ministre à la Süddeutsche Zeitung, précisant que cette mesure devrait entrer en vigueur «dimanche soir» et que des exceptions étaient en cours de discussion.


■ Le variant brésilien détecté à Genève

Le site du journal alémanique 20 Minuten, indique avoir reçu des nouvelles informations de l’OFSP au sujet des variants présent en Suisse. Repéré pour la première fois à Zurich lundi, le variant brésilien compte deux nouveaux cas avérés en Suisse, à Genève cette fois. Au total, 5311 cas de l’un des trois variants qui inquiètent les autorités – britannique, sud-africain et brésilien – ont été dénombrés par les autorités. Un nombre en forte croissance, précise 20 Minuten.

En une semaine, le nombre de mutations découvertes a augmenté de 2047 cas, complète l’ATS. Cela correspond à une hausse de près de 63%. La plupart des cas du variant britannique ont été signalés dans les cantons de Vaud (361), Berne (286) et Genève (233). La mutation sud-africaine est surtout présente dans les cantons de St-Gall (26) et Berne 10. Les mutations indéfinies sont recensées en majorité à Zurich (630), Genève (557) et Vaud (508).


■ 7680 francs par ménage dépensés pour l’alimentation en 2020

La population suisse n’a jamais autant dépensé pour son alimentation: près de 30 milliards de francs en 2020, soit 11,3% de plus qu’en 2019. En moyenne, les ménages ont acheté pour 7680 francs de nourriture et boisson, dont plus de 10% pour des produits bio.

Principal canal de distribution des produits de l’agriculture suisse, le commerce de détail a enregistré un chiffre d’affaires de 29,9 milliards l’an dernier, selon un communiqué de l’Office fédéral de l’agriculture (OFAG). Les produits d’origine animale comptent pour plus d’un tiers (35,6%), à 10,6 milliards. Les fruits et légumes représentent eux 13,7% des ventes, pour un chiffre d’affaires de 4,1 milliards. Les résidents suisses ont dépensé 77% de leur enveloppe dédiée auprès des grands distributeurs classiques.


■ La diminution des cas continue en Suisse

Selon le rapport hebdomadaire de l’OFSP publié tous les jeudis, les infections ont diminué de 13% au cours de la semaine allant du 1er au 7 février, et ce malgré l’augmentation des cas dus aux variants plus contagieux. Sur sept jours 10 028 cas ont été enregistrés, contre 11 529 la semaine précédente. La situation reste toutefois difficile à évaluer, juge l’OFSP.

Les cas pour 100 000 habitants vont de 41 dans le canton de Schaffhouse à 190 dans celui du Valais. A l’échelle nationale, les autorités ont enregistré 116 infections pour 100 000 habitants entre le 1er et le 7 février. La semaine précédente, ce chiffre était de 133,4.


■ 1356 cas, 66 hospitalisations et 22 décès de plus en 24 heures

La Suisse compte jeudi 1356 cas supplémentaires de coronavirus en 24 heures, selon les chiffres de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP). Vingt-deux décès supplémentaires sont à déplorer et 66 malades ont été hospitalisés.

En un jour, les résultats de 34 964 tests ont été transmis, indique l’OFSP. Le taux de positivité s’élève à 3,88%. Sur les quatorze derniers jours, le nombre total d’infections est de 19 289. Sur les deux dernières semaines, le pays compte ainsi 223,13 nouvelles infections pour 100 000 habitants. Le taux de reproduction, qui a un délai d’une dizaine de jours, est lui de 0,99.

Au total, 696 700 doses de vaccin ont été livrées aux cantons, dont 413 698 ont été administrées. Depuis le début de la pandémie, 539 474 cas de contamination au Covid-19 ont été confirmés en laboratoire sur un total de 4 641 323 tests effectués en Suisse et au Liechtenstein. Le total des décès s’élève à 9000 et le nombre de personnes hospitalisées atteint 22 601.

Le pays dénombre par ailleurs 11 899 personnes en isolement et 21 810 individus faisant partie de leurs contacts ont été mis en quarantaine. S’y ajoutent 3369 autres personnes revenant de voyage d’un pays à risque et qui ont dû aussi passer par la case de la quarantaine.


■ En Suisse, 50 000 vaccinations complètes ont été effectuées

Quelque 50 000 personnes ont déjà reçu les deux doses de vaccin contre le Covid-19 en Suisse, a indiqué jeudi la vice-directrice de l’OFSP, Nora Kronig, lors d’une conférence de presse de la Pharmacie de l’armée. A l’heure actuelle, environ 500 000 personnes ont reçu une dose de vaccin.

«En comparaison internationale, la Suisse est bien placée», a-t-elle ajouté. «C’est grâce à l’immense travail sur le terrain». Elle a notamment salué les échanges de doses entre cantons qui ont permis d’assurer dans huit d’entre eux la deuxième vaccination, mais reconnaît que les retards dans les livraisons liés à une production insuffisante restent un défi.


■ L’OMS appelle encore à la vigilance

L’Organisation mondiale de la santé se méfie fortement de toute forme de relâchement dans les mesures publiques. Malgré une tendance à la baisse des cas, la majeure partie des pays européens reste «vulnérable», indique l’organisation.

L’écrasante majorité des pays européens reste vulnérable

a affirmé le directeur Europe de l’OMS, Hans Kluge lors d’une conférence de presse.

«Si nous n’arrêtons pas la transmission maintenant, les bénéfices attendus des vaccinations dans la lutte contre cette pandémie pourraient ne pas être évidents», ajoute-t-il; «A l’heure actuelle, la frontière est mince entre l’espoir d’un vaccin et un faux sentiment de sécurité.»


■ L’Argovie impose le masque dès la 5e année

L’Argovie introduit à son tour l’obligation de porter le masque en classe dès la 5e primaire en raison de la progression des virus mutants du Covid-19. Les élèves de 5e et 6e années primaires reprendront les cours, masqués, à la rentrée des vacances, le 22 février, à l’image de leurs camarades de l’école secondaire, déjà logés à cette enseigne depuis l’automne. Le département cantonal de l’Education entend ainsi réduire les infections, protéger davantage les élèves et les enseignants et éviter la fermeture des écoles, écrit-il ce jeudi.

Les cantons de Berne, Bâle-Campagne, Soleure et Lucerne ont annoncé récemment la même mesure. En terres zurichoises, les élèves doivent même porter le masque dès la 4e primaire. Aucun canton romand ne s’est pour l’instant engagé sur cette voie – lire notre article à ce sujet.


■ La bonne marche des affaires d’AstraZeneca

AstraZeneca publie ce jeudi un bénéfice net part du groupe qui a plus que doublé en 2020, à 3,2 milliards de dollars (2,85 milliards de francs).

Les ventes ont nettement augmenté de 9% à 26,6 milliards de dollars sur un an, tirées par les nouveaux médicaments, la forte demande de produits contre des troubles générés par le virus, contre l’asthme par exemple.


■ A Lucerne, le covid abat le carnaval

L’interdiction de manifester pour lutter contre le Covid-19 a été largement respectée ce jeudi à Lucerne, jour du lancement du carnaval. Seule une centaine de personnes s’étaient réunies à 5h, alors que le début des festivités en attire des milliers habituellement.

Un journaliste de l’agence ATS sur place compte entre 20 et 30 déguisées. L’année dernière, 13 000 personnes avaient assisté à l’arrivée de la famille Fritschi et au lancer d’oranges qui suit. C’était peu avant l’explosion de la pandémie.


■ L’Allemagne prolonge ses mesures au 7 mars

Le gouvernement allemand avait parlé du 14 mars, le compromis porte sur le 7. Mercredi soir, Angela Merkel a annoncé la prolongation de la plupart des restrictions contre le Covid en place en Allemagne – au 7 mars, donc.

Commerces non alimentaires, restaurants, cafés, musées ou encore équipements sportifs resteront ainsi fermés au-delà de la date fixée jusqu’ici au 14 février, «compte tenu de l’incertitude concernant la propagation des variants du virus», a expliqué la chancelière, à l’issue d’une réunion sur le sujet avec les représentants des 16 Etats régionaux du pays.


■ Mieux vaut deux masques?

Les centres américains de prévention et de lutte contre les maladies (CDC) ont publié mercredi une étude selon laquelle le port de deux masques superposés ou d’un masque chirurgical très ajusté offre une protection renforcée contre la diffusion dans l’air du coronavirus.

En janvier, les CDC ont fait des simulations en laboratoire sur la réduction des fuites avec un masque en tissu superposé à un masque chirurgical, puis avec un masque chirurgical aux élastiques noués près des bords qui sont repliés vers l’intérieur. Alors que le masque chirurgical non noué et le masque en tissu ne bloquent que 42% et 44,3% respectivement des aérosols dispersés par une toux, la combinaison des deux monte à 92,5% de protection.