La Cour internationale de justice (CIJ), plus haute instance judiciaire des Nations unies, a solennellement célébré ses 60 ans mercredi avec des appels aux Etats pour qu'ils s'obligent à la saisir pour régler leurs différends, de plus en plus liés à l'actualité. Cette séance anniversaire se tenait en présence de la reine Beatrix des Pays-Bas, mais c'est la présidente nouvellement élue de la CIJ, Rosalyn Higgins, qui la rythmait.

Entre deux intermèdes musicaux dans la grande salle d'audience du baroque Palais de la Paix de La Haye, construit pour l'industriel américain Dale Carnegie au début du XIXe siècle, le Secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan a «encouragé tous les Etats qui ne l'ont pas encore fait à reconnaître la juridiction obligatoire de la Cour». Le président du Conseil de sécurité, Jan Eliasson, et le ministre néerlandais des Affaires étrangères, Ben Bot, ont tous deux développé ce même thème, tandis que Mme Higgins insistait sur le nouveau type de demandes adressées à la Cour et ses liens avec le politique.

La CIJ, créée en 1945 et entrée en fonction un an plus tard, est le principal organe judiciaire de l'ONU et juge les différends entre les Etats.