Le virus de la grippe A (H1N1) a fait 510 morts de plus en une semaine, a indiqué vendredi l’OMS. Au moins 6770 décès liés à la grippe pandémique ont été recensés dans le monde, sur 525 000 cas confirmés en laboratoire.

L’OMS souligne dans son relevé hebdomadaire que la propagation du virus s’intensifie dans l’hémisphère nord, notamment à travers tout le continent européen. Aux Etats-Unis, le virus reste très actif et largement répandu, mais l’épidémie pourrait avoir atteint un pic dans la plupart des Etats américains, à l’exception du nord-est.

Le plus grand nombre de décès ont été enregistrés sur le continent américain, au total 4806 (contre 4512 il y a une semaine). En Europe, au moins 350 décès ont été recensés, contre 300 il y a huit jours. Les chiffres sont arrêtés au 15 novembre et n’incluent donc pas les trois décès annoncés en Suisse cette semaine.

Réunion d’experts

Une centaine d’experts ont revu par ailleurs pendant quatre jours à Genève les priorités de la recherche sur la grippe, a indiqué une porte-parole de l’OMS. Ils ont discuté d’un agenda afin de renforcer le contrôle des autorités sanitaires face aux épidémies de grippe.

Les experts de plusieurs disciplines ont abordé les problèmes posés par le financement de la recherche des programmes contre la grippe sur une période de dix ans. Les conclusions de la réunion seront connues seulement la semaine prochaine, a précisé la porte-parole de l’OMS Fadela Chaïb.

Cinq groupes de travail ont discuté en parallèle de la réduction des risques de l’émergence d’une pandémie de grippe, des moyens de lutte contre sa propagation, de la réduction de son impact, de l’amélioration du traitement des malades et du développement de nouveaux outils de santé publique.

«Le but de la réunion était de mettre en évidence les besoins de la recherche pour renforcer les dispositions de santé publique et les actions de contrôle de la pandémie de grippe ainsi que des épidémies saisonnières et d’origine animale», a expliqué la porte-parole.

«L’on s’attend à ce que la mise en œuvre des priorités de la recherche élaborées dans cet agenda procurent des bénéfices sur une période de dix ans», a-t-elle dit.