Il est derrière le énième coup de force dans un pays qui peine à s’extirper de la dictature militaire. En quelques heures, le général Abdel Fattah al-Burhane a réussi lundi à reprendre les rênes du Soudan, mettant un coup d’arrêt brutal à la transition démocratique amorcée en 2019 lors de la chute de l’autocrate Omar el-Béchir. Vêtu de son habituel uniforme kaki, béret vissé sur la tête, le chef de l’armée est apparu lundi à la télévision nationale pour annoncer la dissolution des autorités de transition, la fermeture des frontières, et décréter l’état d’urgence.