Daech

Abou Bakr al-Baghdadi: «Il est mort comme un chien»

Donald Trump accroche désormais un trophée à son bilan politique contesté: la mort du chef de l’Etat islamique, Abou Bakr al-Baghdadi, traqué depuis des années. L’organisation terroriste n’est pas pour autant terrassée

«Il est mort comme un chien.» En annonçant dimanche l’élimination d’Abou Bakr al-Baghdadi, Donald Trump a insisté sur le fait qu’il était «mort comme un lâche», «poursuivi dans un tunnel par nos chiens», en actionnant son gilet d’explosifs, emportant trois de ses enfants avec lui dans un acte ultime de désespoir. Donald Trump n’a pas lésiné sur les qualificatifs pour humilier le chef de l’Etat islamique (EI). Dans son récit de l’opération commando américaine, livré lors d’une rare allocution télévisée, il le décrit comme «gémissant, pleurant et criant». Il veut en donner l’image d’un geignard, fuyant et terrifié.

Lire aussi notre éditorial: Mort d’Abou Bakr al-Baghdadi: victoire tactique, incertitude stratégique