Deux ans et demi d’enquête, de témoignages recueillis, de pièces à conviction étudiées avec soin, de circonstances reconstituées. Deux mille pages au total, dont 300 pages pour le rapport qui sera, ce mardi, au centre des débats. La commission indépendante sur les abus sexuels commis dans l’Eglise catholique de France, créée en novembre 2018 par l’épiscopat français, risque de provoquer ce mardi un séisme semblable à celui qui avait suivi, en Irlande, le rapport rendu en 2009 par la commission nationale d’enquête mise sur pied après les révélations de délits pédocriminels de grande ampleur dans plusieurs diocèses du pays au début des années 2000.