Près d’une dizaine de personnes se sont approchées, au compte-gouttes, du comptoir d’information Swissport où travaillaient trois employées, pour le compte de différentes compagnies aériennes dont Germanwings, filiale low-cost de Lufthansa.

Trois couples et quatre hommes seuls, visiblement émus, ont tenté d’obtenir des informations sur l’accident auquel aucun des passagers n’a survécu, selon les autorités françaises.

Un homme d’une soixantaine d’années, vêtu élégamment, tentait de cacher ses larmes derrière ses lunettes cerclées.

Un autre, la trentaine, regardait fixement le sol, en faisant non de la tête comme s’il ne voulait pas croire à la catastrophe. Tous ont été accompagnés jusqu’à une salle mise à disposition des proches par un policier, et tenus à l’écart des journalistes déjà nombreux à la mi-journée.

Aucun représentant de la compagnie n’était localisable mardi à l’aéroport de Barcelone. Seules trois employées, travaillant pour plusieurs low-cost, étaient présentes, visiblement débordées d’appels. «Nous ne pouvons pas parler. Il y a une cellule de communication de crise pour cela», a répondu une employée à l’AFP.

La vice-présidente du gouvernement espagnol Soraya Saenz de Santamaria a déclaré que 45 passagers avaient des noms de famille espagnols, selon la télévision espagnole publique TVE. Mais ni elle, ni le chef du gouvernement Mariano Rajoy n’ont livré d’éléments plus précis sur la nationalité des passagers.

M. Rajoy a expliqué qu’il ne disposait à ce stade que d’informations préliminaires.

Le président du gouvernement catalan Artur Mas a de son côté annoncé que des psychologues étaient à disposition des familles «en ces moments si délicats et compliqués».