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Un entrepôt d'Amazon à Hemel Hempstead, novembre 2015.
© Jeff Spicer/Getty Images

sécession

Sans accord sur le Brexit, Amazon prévoit des «troubles civils»

Poids lourd dans le Royaume-Uni avec 25 000 employés, le distributeur en en ligne a fait part de ses craintes lors d'une réunion avec le ministre concerné

Le patron du géant Amazon pour le Royaume-Uni a mis en garde contre le risque de «troubles civils» dans le pays en cas d'absence d'accord sur le Brexit, selon le quotidien The Times lundi.

Doug Gurr a tenu ces propos vendredi lors d'une réunion organisée par le nouveau ministre du Brexit Dominic Raab, rapporte le journal conservateur. Interrogé par le quotidien, Amazon n'a pas confirmé ni démenti ces informations.

«Comme toute entreprise, nous envisageons une série de scénarios de manière à être prêts à continuer à servir les clients et les petites entreprises qui comptent sur Amazon, même si ces scénarios sont très improbables», a déclaré au Times un porte-parole du groupe.

Une revue de presse en juin: Les contours du Brexit de plus en plus flous

Un scénario du pire

Le scénario du pire, qui verrait le Royaume-Uni couper brutalement les ponts avec l'UE fin mars 2019, entraînerait dans les deux semaines suivant la sortie des «troubles civils», aurait dit Doug Gurr selon le Times.

Amazon, mastodonte de la vente en ligne, est un poids lourd au Royaume-Uni où il compte créer 2500 emplois cette année pour y porter ses effectifs à 27 500 personnes.

Le 18 juillet: L’impasse du Brexit fait ressurgir le spectre d’un divorce sans accord

Une crainte «absurde»

Le député conservateur europhobe Jacob Rees-Mogg, partisan d'un Brexit sans concession, a jugé sur la radio BBC 4 «absurde» le discours d'Amazon. «Je ne comprends pas pourquoi on peut penser que vivre selon les termes de l'OMC (Organisation mondiale du commerce), qui représente près de 60% de nos échanges avec le reste du monde, conduirait soudainement à des troubles civils», a-t-il dit.

Faute d'accord avec Bruxelles, le Royaume-Uni deviendrait du jour au lendemain un pays tiers aux yeux de l'UE avec laquelle ses relations seraient régies par les règles de l'OMC.

Les milieux d'affaires sont préoccupés par les discussions sur le Brexit censées déboucher sur un accord de divorce d'ici la fin octobre, pour laisser le temps au parlement européen et aux différents parlements nationaux le temps de l'entériner avant la séparation prévue le 29 mars 2019.


Ryanair s'inquiète aussi

A l'occasion de ses résultats trimestriels lundi, la compagnie aérienne irlandaise Ryanair s'est dit quant à elle inquiète du risque d'une absence d'accord, qui est «sous-estimé» selon elle.

Londres et Bruxelles disent vouloir aboutir à un accord, mais tous deux se préparent à l'éventualité d'un échec des négociations. La première ministre britannique Theresa May a présenté mi-juillet son livre blanc dans lequel elle propose de maintenir un commerce de biens sans entrave avec le continent, un plan qu'elle doit vendre à l'UE tout en affrontant la colère d'une partie de son parti conservateur qui veulent une rupture plus franche des liens avec Bruxelles.

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