Quatre pays africains veulent collaborer sur la zone aquifère sénégalo-mauritanienne. Ils ont signé mercredi à Genève une déclaration ministérielle pour s’engager à discuter d’un cadre juridique et avancer vers une organisation commune. Cet accord regroupe le Sénégal, la Mauritanie, la Gambie et la Guinée-Bissau. Au total, la zone sur laquelle ces Etats vont collaborer s’étend sur environ 1300 km et les eaux souterraines bénéficient à près de 25 millions de personnes.

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La Suisse fait elle partie de ceux qui ont soutenu financièrement le dialogue entre ces Etats. L’augmentation de la population, l’urbanisation et l’agriculture ont étendu les défis liés dans la région, dit l’ONU qui a également aidé les efforts entre ces acteurs.

Rares cas de coopération

Selon la Commission économique de l’ONU pour l’Europe (CEE-ONU), cette ressource en eau sera importante face au changement climatique. La déclaration admet l’importance de garantir le plus grand accès à l’eau potable et à l’assainissement et affirme son rôle clé pour l’autonomisation des femmes.

Deux organisations régionales doivent accueillir le secrétariat provisoire du futur organe intergouvernemental. Moins de 25 pays dans le monde ont abouti à des accords de collaboration sur leurs ressources en eau communes, quatre fois moins que l’objectif de couvrir d’ici 2030 toutes celles qui font partie de plusieurs Etats.