Après des heures de suspense et de déclarations contradictoires, les Verts d’Europe écologie et le Parti socialiste ont fini par trouver un accord national, ils partiront ensemble à la bataille du 2e tour, dimanche prochain dans toute la France sauf en Bretagne.

Une autre région verra la gauche comabattre en ordre dispersé, si un accord n’est pas trouvé d’ci 18h00, à la cloture officielle des listes: le Limousin, en raison d’un conflit entre socialistes et Front de gauche. Le Nord semble aussi encore problématique, les socialistes estimant injustifiées les demandes du Front de gauche.

Règles du jeu

Pour participer à ce second tour, les listes doivent avoir obtenu au moins 10% des suffrages le 14 mars, à l’exception de la Corse où cette barre est de 7%. Les listes ayant obtenu entre 5 et 10% peuvent de fusionner avec une liste sélectionnée pour le second tour. Toutes les autres sont éliminées.

Des triangulaires auront lieu dans les douze régions où le Front national a fait plus de 10% dimanche, et en Aquitaine, seul endroit où le MoDem s’est qualifié et affrontera PS et UMP.

Plusieurs listes de l’UMP, formation qui avait choisi une stratégie d’alliance dès le premier tour avec Nouveau centre, MPF et CPNT, ont été déposées dès lundi en préfecture. Il en est ainsi de celle de Valérie Pécresse en Ile-de-France.

En Nord-Pas-de-Calais, la tête de liste FN, Marine Le Pen, a déposé sa liste mardi matin.

A l’issue du second tour, les sièges seront répartis au sein des assemblées régionales à la proportionnelle, avec une prime de 25% pour la liste arrivée en tête (une prime de 9 sièges en Corse). Seule la Guadeloupe a élu son conseil régional dès le premier tour.

Les prochains élus régionaux seront élus pour quatre ans et non pas six. Leur mandat prendra fin en 2014, date à laquelle doit entrer en fonction le conseiller territorial qui siègera à la fois dans les conseils régionaux et généraux.