Des tirs de missiles israéliens contre des installations iraniennes en Syrie; des roquettes lancées par une faction pro-iranienne contre l’ambassade américaine à Bagdad… En arrivant mercredi dans la région, le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, se serait sans doute passé de pareil comité d’accueil. Mais s’il s’agissait de lever les derniers doutes, voilà qui est fait: c’est bien l’Iran qui est au centre de cette tournée du secrétaire d’Etat sortant. Chacun bombe le torse, tandis que résonne le tic-tac de la montre avant l’arrivée prévue de la nouvelle administration américaine. Les deux branches de l’alternative? Un conflit avec l’Iran, d’un côté, ou la reprise de discussions avec Téhéran par le prochain président Joe Biden de l’autre.

A Jérusalem, aux côtés de l’Israélien Benyamin Netanyahou, Mike Pompeo fanfaronnait: l’Iran, disait-il, n’a jamais été aussi isolé. «Son influence dans la région décline», insistait-il. Washington veut croire à l’existence d’un front arabe qui se serait formé autour d’Israël afin de s’opposer à la République islamique. Pour preuve, la présence à Jérusalem du chef de la diplomatie de Bahreïn, l’un des Etats qui, avec les Emirats arabes unis et bientôt le Soudan, ont accepté de normaliser leurs relations avec l’Etat hébreu.