L’honneur de la Suisse est sauf. Américains et Iraniens voulaient se rencontrer à nouveau à Genève mardi pour tenter de régler leur contentieux nucléaire. Panique chez l’hôte helvétique. Plus un lit d’hôtel disponible au bout-du-lac pour cause de salon de l’auto. Les palaces genevois n’étant pas disposés à décommander leurs fidèles clients, il a fallu trouver une solution de repli. D’autant que lundi s’ouvre aussi le Conseil des droits de l’homme. Quelque 100 ministres et dignitaires y sont attendus.

Selon nos informations, c’est Montreux qui va sauver une fois de plus la mise de la Genève internationale. Lausanne était également pressenti. Une autre option aurait été de repousser la réunion cruciale, alors que le premier ministre israélien s’exprimera ce même mardi devant le Congrès américain pour tenter de faire dérailler les négociations nucléaires entre Washington et Téhéran.

En janvier 2014, les négociations de paix sur la Syrie dites de «Genève 2» avaient été délocalisées à Montreux, provoquant l’incrédulité des journalistes accourus du monde entier. Cette fois pour cause du salon de l’horlogerie. Le secrétaire d’Etat américain se plaît manifestement à Genève. Dimanche dernier à peine descendu de l’avion, il s’était offert une petite promenade au bord du lac avant de retrouver le ministre des Affaires étrangères iranien Mohammad Javad Zarif. Heureusement, Montreux baigne dans le même lac Léman et la vue n’est pas moins belle.