Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a appelé lundi à une réunion d’urgence du Conseil de sécurité afin d’examiner la situation en Côte d’Ivoire et en particulier une livraison présumée illégale d’armes à l’une des parties au conflit.

«Le secrétaire général espère que le Conseil de sécurité envisagera de tenir d’urgence une réunion pour évoquer cette question», a déclaré un porte-parole de Ban Ki-moon. L’appel du secrétaire général intervient à la suite d’informations sur la livraison en cours de trois hélicoptères d’attaque et de matériel d’appui à Yamoussoukro destinés aux forces du président ivoirien sortant Laurent Gbagbo.

La première livraison est arrivée par avion tard dimanche et d’autres vols sont prévus lundi, a ajouté le porte-parole. «Il s’agit d’une grave violation de l’embargo contre la Côte d’Ivoire qui est en vigueur depuis 2004», a ajouté le porte-parole. «Le secrétaire général exige un respect complet de l’embargo et avertit le fournisseur de ce matériel militaire et Laurent Gbagbo que des mesures appropriées seront prises en réponse à cette violation» de l’embargo.

Alassane Ouattara, rival de Laurent Gbagbo, est reconnu comme président par quasiment l’ensemble de la communauté internationale depuis l’élection présidentielle du 28 novembre. La mission de l’ONU en Côte d’Ivoire, l’Onuci, a accusé dimanche les forces fidèles au président sortant Laurent Gbagbo d’avoir blessé trois Casques bleus dans une «embuscade». Le camp Gbagbo accuse la mission onusienne, dont il réclame le départ depuis décembre, d’être complice des «rebelles» alliés selon lui à Alassane Ouattara.

■ Le Bélarus dément être responsable

Le Bélarus a démenti avoir livré des armes à la Côte d’Ivoire. «Le Bélarus n’a jamais violé les sanctions du Conseil de sécurité de l’ONU», a déclaré à l’AFP un porte-parole du ministère bélarusse des Affaires étrangères, Andreï Savinykh, dénonçant une «possible campagne destructrice contre le Bélarus».