C’est l’une des plus grandes figures polonaises. Opposant au communisme, plusieurs fois emprisonné avant la chute du Mur, Adam Michnik ferraille à nouveau contre le pouvoir. La Pologne a beau avoir rejoint l’Union européenne (UE) et être une démocratie, le parti Droit et justice, aux commandes à Varsovie, multiplie les attaques contre l’Etat de droit dans la lignée de ses cousins nationaux-populistes en Europe. Le climat est devenu irrespirable, comme en témoigne l’assassinat du maire de Gdansk, Pawel Adamowicz, le 14 janvier dernier après une campagne de dénigrement. A la tête du grand journal polonais Gazeta Wyborcza, l’écrivain et historien se bat pied à pied pour préserver les valeurs libérales assiégées. Né en 1946 dans une famille juive, Adam Michnik donnait une conférence mardi soir à Lausanne à l’invitation de la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra). Rencontre.