«Une compagnie de 120 soldats du SPLA a été attaquée vendredi soir par des hommes armés portant des uniformes de l’armée nordiste et lourdement équipée», a déclaré samedi Kuol Deim Kuol, porte-parole de l’Armée populaire de libération du Soudan (SPLA), ex-rébellion sudiste à la tête de l’armée du gouvernement semi-autonome du Sud-Soudan.

Les combats auraient tué au moins 55 personnes et blessé 85 autres, selon Mohammed Issa Aliou, un chef de la tribu arabe Rezeigat, établie principalement au Darfour.

Les affrontements se sont produits dans le district de Raja dans l’Etat sudiste du Bahr al-Ghazal occidental, limitrophe du Darfour, région de l’ouest du Soudan en proie à la guerre civile, a ajouté Kuol Deim Kuol, qui a fait état de victimes sans toutefois fournir de bilan.

Selon certaines sources, les combats auraient en fait opposé des membres des tribus arabes Rizeigat, provenant du Darfour et en quête de pâturage pour leur bétail au Sud-Soudan. «Mais les Rezeigat ne sont pas équipés comme ça, il s’agit de l’armée soudanaise», a indiqué Kuol Deim Kuol.

L’armée soudanaise a nié avoir été impliquée dans des combats avec les forces sudistes. «Nous ne sommes pas partie de ces affrontements. Si l’un des deux partenaires de l’accord de paix global (entre le nord et le sud du Soudan) fait de telles allégations sur l’autre, le conseil de défense conjoint devra se prononcer», a dit à Sawarmi Khaled Saad, porte-parole de l’armée soudanaise.

Des combats entre l’armée sudiste et des «hommes armés» ont fait des «victimes des deux côtés», a dit à le vice-gouverneur de Bahr al-Ghazal occidental, Omar Jumaa, sans préciser l’identité des «hommes armés» ni chiffrer le bilan des victimes. Les autorités de cet Etat sudiste doivent rencontrer leurs homologues du Darfour à propos de ces combats, a-t-il indiqué.