En Afghanistan, les premières victimes des coups de fouet sont désormais connues. Ces flagellations, infligées à trois femmes et onze hommes, sont les premières à être confirmées depuis que le chef suprême des talibans, Hibatullah Akhundzada, a ordonné mi-novembre aux juges d'appliquer tous les aspects de la charia (loi islamique), y compris les châtiments corporels pour les faits considérés comme les plus graves par la loi islamique.Qazi Rafiullah Samim, responsable de l'information et de la culture de la province de Logar (Est), a déclaré à l'AFP que les coups de fouet n'avaient pas été assénés publiquement. «Le nombre maximum de coups de fouet par personne était de 39», a-t-il dit.

Le 13 novembre, Hibatullah Akhundzada a ordonné aux juges d'appliquer tous les aspects de la loi islamique dont les exécutions publiques, les lapidations ou encore l'amputation des membres pour les voleurs. «Examinez soigneusement les dossiers des voleurs, des kidnappeurs et des séditieux». Pour «ces dossiers dans lesquels toutes les conditions de la charia (...) ont été remplies, vous êtes obligés d'appliquer» l'ensemble des sanctions prévues, avait tweeté le porte-parole des talibans en citant Akhundzada.

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La médiatisation des châtiments

Les réseaux sociaux sont inondés depuis plus d'un an de vidéos et de photos de combattants talibans infligeant des flagellations dans la rue à des personnes accusées de diverses infractions. Des rapports font également état de flagellations pour adultère dans les zones rurales après la prière du vendredi, mais il est difficile de les vérifier de source indépendante.

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Le chef suprême des talibans Akhundzada, qui n'a pas été filmé ou photographié en public depuis le retour au pouvoir des talibans en août 2021, dirige le pays par décret depuis Kandahar (Sud), berceau du mouvement islamiste fondamentaliste.

Au cours de leur premier règne (1996-2001), les talibans ont régulièrement infligé des châtiments en public, notamment des flagellations et des exécutions dans le stade national.