L’émissaire des Etats-Unis pour l’Afghanistan, Zalmay Khalilzad, se rend au Qatar afin d’exhorter les talibans à cesser leur offensive militaire et à négocier un accord politique, a annoncé lundi le département d’Etat américain. «L’émissaire aidera à mettre en place une réponse internationale conjointe face à la situation qui se détériore rapidement en Afghanistan», précise le texte.

Les villes tombent de plus en plus vite dans l’escarcelle. Lundi, c’était Aibak. La veille, en une seule journée, ç’avait été le tour de Taloqan, de Sar-e-Pul et surtout de Kunduz, une grande cité du nord-est du pays particulièrement emblématique: c’est ici, en 2001, que les talibans avaient dû concéder leur défaite, incapables de résister à l’assaut américain qui visait à les déloger.

Vingt ans plus tard, même si les combats ne sont pas à proprement parler terminés, les vidéos diffusées par les descendants de ces mêmes talibans montrent Kunduz en partie abandonnée par les forces de l’ordre locales. «L’ennemi a laissé derrière lui un grand nombre d’armes, de véhicules et de munitions», plastronnent sur les réseaux sociaux les services de com des talibans.