Un groupe de tentes. Un vent froid. Des chiens errants. Seuls quelques feux de camp réchauffent les corps. C’est dans ce triste décor situé à 5 kilomètres seulement d’Herat que vivent Nasratullah et sa famille, au bord de la route menant à la province de Badghis. Des familles abandonnées de tous, privées d’aide internationale depuis que les talibans ont fait fuir les ONG. Elles ont laissé derrière elles une population qui avait bénéficié de leur assistance pendant des années.